COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Ressources humaines

Bien-être au travail

Faire baisser la tension!



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Stéphanie Blaise et Béatrice Pettiaux (Clinique Privée Dr E. Bohler). (Photo: Olivier Minaire)

Le stress est partout. Des techniques, comme la sophrologie, peuvent permettre aux employés de mieux gérer leur stress et de retrouver un meilleur équilibre dans leur vie professionnelle et personnelle.

La sophrologie a longtemps eu une mauvaise image… Cette situation a ralenti l’adoption de cette technique par les entreprises, alors qu’elles peuvent ainsi aider leurs employés à gérer leur stress. Pour Stéphanie Blaise, directrice administrative adjointe de la Clinique Privée Dr E. Bohler, «la sophrologie a pu faire l’objet de controverses, essentiellement liées à une méconnaissance de cette discipline: perception d’un certain ésotérisme, assimilation à l’hypnose, questionnement sur la validité scientifique de l’approche… Mais dans les dernières années, au fur et à mesure que la sophrologie a pu faire ses preuves dans le milieu professionnel, son image a favorablement évolué: les entreprises sont aujourd’hui de plus en plus intéressées par les bénéfices de la sophrologie pour leur personnel.»

Quel est l’intérêt de la sophrologie? Béatrice Pettiaux, directrice des soins, l’explique ainsi: «Les techniques semblent aujourd’hui très bien adaptées aux besoins spécifiques des entreprises et aux différentes situations auxquelles une personne doit faire face, quelle que soit la nature de son travail ou sa place dans la hiérarchie.» Les applications portent tout particulièrement sur les thèmes de la gestion du stress, des émotions, des tensions personnelles et des conflits, la gestion des changements, la capacité de concentration, la créativité et l’adaptation relationnelle… Pour l’entreprise, l’intérêt est évident: un employé mieux dans sa tête et dans son corps est plus efficace.

La Clinique Privée Dr E. Bohler, qui a adopté la sophrologie en 2006 pour les patients, puis en 2009 pour son propre usage, a vu des résultats concrets se dégager de son expérience. «Etant donné le déploiement assez récent de cette approche, nous mesurons son efficience par le biais de la participation, l’adhésion et la satisfaction des salariés vis-à-vis des séances, plutôt que par des indicateurs de performance à proprement parler, explique Stéphanie Blaise. Il nous semble d’ailleurs hasardeux de vouloir corréler directement des indicateurs comme l’absentéisme, le turn­over ou la satisfaction du personnel à ce type de démarche, puisque nous savons bien que les causes en sont multifactorielles.»

La lecture des appréciations recueillies auprès du personnel est cependant assez impressionnante: 90% des personnes sont intéressées par d’autres sessions, 90% également recommanderaient ces ateliers et 55% affirment mettre en pratique les éléments appris.

Pour Béatrice Pettiaux, «ces résultats sont extrêmement encourageants. Il nous apparaît que l’approche a été couronnée de succès, du fait notamment de la facilité d’accès et d’appropriation des techniques de base pour l’ensemble du personnel, quels que soient la fonction ou le poste occupé, avec un minimum de contrainte horaire sur du temps de travail. Le résultat est rapidement perçu par le personnel formé à cette technique, avec un bénéfice dans la sphère professionnelle, mais aussi dans la sphère privée.»

Pour ces deux professionnelles, l’implication et la motivation des personnes au sein de l’entreprise sont un effet collatéral des ateliers de formation en sophrologie. Ils permettent en effet de créer ou renforcer le sentiment d’appartenance à un groupe. Les équipes ont l’occasion de vivre une même expérience sur leur lieu de travail, propice à favoriser l’échange de points de vue, de ressentis entre les collaborateurs. «Elle permet de favoriser la communication entre les personnes, le partage des expériences vécues lors des séances», précisent-elles de concert.