POLITIQUE & INSTITUTIONS

Quartier général

Fage de la Grèce au Luxembourg



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Les produits laitiers (yaourts, dessers, fromages, laits…) sont exportés dans 29 pays, à travers le monde. (Photo : MM Studio)

Le groupe laitier déménage au Grand-Duché. Une décision censée mieux refléter le profil international de l'entreprise, qui exporte désormais dans 29 pays. Elle permet aussi à Fage de réduire son exposition à la crise grecque.

Dans une stratégie qui ressemble à celle de l’Italien Ferrero, ou plus récemment des entreprises françaises Sword et Eurofins, le groupe grec Fage déménage son quartier général au Luxembourg.

Il n’est nullement fait mention dans la communication officielle d’environnement fiscal, mais plutôt de la volonté de disposer d’un siège davantage conforme aux activités internationales de l’entreprise laitière.

« Cette restructuration reflète le fait que nos opérations ont largement grandi, à partir de notre base athénienne pour devenir un business vraiment international », explique Athanassios-Kyros Filippou, le président du conseil d’administration. La famille Filippou détient 100 % des parts.

Chiffre d’affaires : 385,2 millions d’euros

L’entreprise a ouvert sa première boutique dans la capitale grecque en 1926. En 2011, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 385,2 millions d’euros. Il dispose de trois usines en Grèce, et d’une aux États-Unis. Les produits laitiers (yaourts, dessers, fromages, laits…) sont exportés dans 29 pays, à travers le monde, et notamment vers l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie.

« Suite à la restructuration, Fage International SA, nouvelle entreprise luxembourgeoise contrôlée par Ioannis Et Kyriakos Filippou est la société mère de toutes les opérations du groupe », indique Fage.

Il ne fait pas de doute que ce déménagement permet également au groupe laitier de réduire son exposition à la crise grecque, et à une possible sortie du pays de la zone euro. La Grèce est actuellement plongée dans une profonde récession.

S&P lève la surveilance

Suite à l’annonce de cette restructuration, Standard & Poor’s a levé la surveillance négative, à laquelle avait été soumise l’entreprise.

L’agence de notation souligne que, si les revenus grecs de l’entreprise déclinent, les activités américaines, elles, progressent rapidement.

La note B de la dette à long terme est conservée, mais la perspective négative est maintenue. S&P garde à l’esprit l’hypothèse d’une sortie de la zone euro de la Grèce, où 50 % des avoirs de l’entreprise vont rester établis.