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Rachat d’Ilva par ArcelorMittal

Étienne Schneider regrette le choix de la Commission



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ArcelorMittal devra trouver un repreneur pour l’unité de production de Dudelange. (Photo: DR)

Étienne Schneider s’étonne de la rapidité avec laquelle la Commission européenne a pris sa décision concernant la cession du groupe Ilva à ArcelorMittal.

Le ministre de l’Économie, Étienne Schneider, n’avait pas caché sa désapprobation, en avril dernier, de voir le site de Dudelange mis dans la balance par ArcelorMittal pour pouvoir racheter le sidérurgiste italien Ilva. 

À l’époque, la Commission s’était contentée de rappeler que ce n’était pas elle mais les opérateurs industriels qui choisissaient les sites qu’ils étaient prêts à céder pour préserver un contexte de saine concurrence.

Ce lundi, alors que la Commission a marqué son accord avec les propositions de cessions du groupe sidérurgique basé au Luxembourg, le vice-Premier ministre se déclare «surpris par la rapidité de la décision prise par la Commission Juncker, qui avait pourtant annoncé vouloir effectuer une enquête approfondie pour connaître le périmètre exact du dossier d’acquisition et les impacts y liés».

La Commission avait en effet fixé au 23 mai prochain sa date butoir pour une décision dans ce dossier. La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a toutefois estimé que les engagements pris par ArcelorMittal «répondent intégralement» aux préoccupations de Bruxelles.

Je regrette que le feu vert de la Commission crée de grandes incertitudes parmi les salariés.

Étienne Schneider, ministre de l’Économie

«Je déplore fortement le fait que le site de Dudelange devra quitter le groupe ArcelorMittal pour être cédé à un repreneur inconnu. Je regrette que le feu vert de la Commission crée de grandes incertitudes parmi les salariés quant au maintien de leur emploi et de leurs conditions de travail», a encore souligné Étienne Schneider.

Le ministre de l’Économie rencontrera mercredi Aditya Mittal, président d’ArcelorMittal Europe, pour discuter de l’avenir du site luxembourgeois.

Il précise enfin qu’il rencontrera chaque repreneur potentiel afin de s’assurer du sérieux des projets industriels proposés dans l’intérêt des salariés concernés et dans l’intérêt d’une économie nationale diversifiée.

Jusqu’à présent, on a parlé d’un intérêt du groupe russe NLMK. Celui-ci est déjà présent en Belgique et aurait aussi dans le viseur les sites liégeois qu’ArcelorMittal s’est également proposé de céder pour s’assurer la reprise d’Ilva.