ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Conseil informatique

Escent se place dans l’orbite du français Softeam



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De gauche à droite, Benoit Cardinael, cofondateur de Escent, François Salaun, président de Softeam Group, et Olivier Duyckaerts, cofondateur de Escent. (Photo: Escent)

Le cabinet de conseil en informatique Escent fusionne avec le groupe français Softeam. Il élargit ainsi sa gamme de services, tandis que Softeam y voit l’occasion de suivre ses grands clients du monde bancaire en Belgique et au Luxembourg.

Escent a récemment annoncé sa fusion avec le groupe français Softeam. Basé en Belgique, le cabinet de conseil en informatique créé en 2006 par Benoit Cardinael et Olivier Duyckaerts a développé une importante branche au Luxembourg depuis 2009.

La société emploie 25 personnes de manière fixe dans ses bureaux du Kirchberg, auxquelles s’ajoutent cinq free-lances. «En Belgique, le rapport est de 25 personnes fixes et d’autant de free-lances», note Olivier Duyckaerts, pointant également que la société a réalisé un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros en 2017, dont 40% au Luxembourg.

«Notre métier peut être comparé à celui de l’architecte, mais appliqué au secteur de l’informatique», poursuit le cofondateur. «Lorsqu’un client veut lancer un projet informatique, nous intervenons dès la phase de formalisation des besoins et nous réalisons un cahier des charges. Ce sont ensuite des équipes de développement qui mettent le projet en œuvre. On parle donc de ‘business analysis’ ou de maîtrise d’ouvrage.»

Gérer l’ensemble de la chaîne

Historiquement, Escent a concentré ses services sur le secteur des banques et de l’assurance. C’est en partie leurs besoins qui ont conduit à la reprise de la totalité de l’actionnariat par Softeam.

«Nos clients sont de plus en plus à la recherche d’un fournisseur unique pour une série de services», commente Olivier Duyckaerts. «Or, nous sommes uniquement présents sur la phase amont d’un projet. Les compétences de Softeam nous permettent désormais de les accompagner sur l’ensemble de la chaîne.»

La deuxième raison mise en avant par Escent pour la fusion est le niveau d’investissement exigé pour entreprendre des recherches sur des sujets comme l’intelligence artificielle, la blockchain et la révolution digitale dans son ensemble. «Nous n’avions pas la taille, alors que Softeam dispose d’un laboratoire d’innovation dont nous allons pouvoir faire profiter nos clients.»

Nous avons offert à Softeam l’opportunité de s’implanter en Belgique et au Luxembourg.

Olivier Duyckaerts, cofondateur d’Escent

D’un autre côté, Softeam travaillait pour des grands clients bancaires français qui souhaitaient que la firme les accompagne au Luxembourg et en Belgique. «Nous leur avons donc offert l’opportunité de s’implanter sur ces deux marchés», convient le cofondateur d’Escent.

Dans les faits, rien ne changera. Softeam maintient la marque Escent, les équipes, et le duo fondateur reste en place pour assurer la marche des affaires dans les deux pays. «Au terme de l’accord de fusion, nous devenons d’ailleurs tous les deux actionnaires de Softeam, preuve de notre attachement au projet», note encore Olivier Duyckaerts.

Après cette fusion, Softeam envisage un chiffre d’affaires 2018 autour de 130 millions d’euros.