ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Énergie

Enovos: statu quo après l'AG



RWE et E.on doivent encore confirmer leurs intentions de céder leurs parts dans Enovos International. (Photo: archives paperJam)

RWE et E.on doivent encore confirmer leurs intentions de céder leurs parts dans Enovos International. (Photo: archives paperJam)

Au jour de l’assemblée générale ordinaire d’Enovos, la secrétaire d’État à l’Économie, Francine Closener, vient de confirmer que deux des actionnaires de la société, RWE et E.on, souhaitaient se défaire de leurs parts dans Enovos. Des parts que pourraient reprendre l’État, la SNCI et la Ville de Luxembourg pour devenir majoritaires dans le groupe. Cela pourrait se faire cette année si les intentions se confirmaient rapidement.

Ce mardi, se tenait l'assemblée générale d'Enovos. Dans le contexte, on pouvait s'attendre à voir un peu bouger les lignes, au niveau de l'actionnariat du groupe énergétique luxembourgeois, ou à tout le moins au niveau des intentions des uns et des autres. Mais il faudra encore attendre.

Pour rappel, en 2012, après la cession par ArcelorMittal de ses parts dans le capital social d’Enovos International à un fonds d’infrastructure du groupe Axa, il avait été question que d’autres actionnaires – RWE et E.on – se séparent eux aussi de leur participation auprès du fournisseur d’énergie.

Ce retrait est aujourd’hui quasiment acté, comme vient de le confirmer la secrétaire d’État à l’économie, Francine Closener, en réponse à une question du député Fränk Arndt. Elle indique en effet qu’au début du mois de mars de cette année, l’État a été informé par RWE et E.on de leur souhait de se défaire de leurs parts dans Enovos International.

Selon elle, de ce désengagement devrait naître un droit cumulé de préemption de 28,63% – exerçable en tranches individuelles de 10% et 18,36% – pour les actionnaires restants d’Enovos International, à savoir l’État luxembourgeois, Ardian, GDF Suez, la SNCI et la Ville de Luxembourg.

50% plus une part

«Dans une telle hypothèse», ajoute-t-elle, «il est dans l’intention commune de l’État, de la SNCI et de la Ville de Luxembourg d’analyser en détail l’option de profiter de leur droit de préemption respectif afin d’acquérir ensemble une majorité dans l’actionnariat d’Enovos International».

Francine Closener indique encore que même si les actions qui seraient mises sur le marché par RWE et E.on permettent d’acquérir une plus grande majorité, celle recherchée sera celle de 50% plus une action. Car, toujours selon la secrétaire d’État à l’Économie, une majorité dans l’actionnariat de la société permettrait aux acteurs du secteur public de soutenir davantage la stratégie d’entreprise du groupe Enovos.

La publication de cette annonce intervient le jour de l’assemblée générale annuelle d’Enovos, une réunion au cours de laquelle ce possible échange de parts n'a toutefois pas été évoqué. Car RWE et E.on doivent encore confirmer leurs intentions pour une opération qui - si elle venait à se réaliser – pourrait encore intervenir cette année. Affaire à suivre, comme on dit.