COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Ressources humaines

Management

« En toute transparence »



Pascal Meier et Thomas Ormon « Bien connaître ses  partenaires ou  collaborateurs, donc les hommes, reste un facteur capital. »  (Photo : Olivier Minaire)

Pascal Meier et Thomas Ormon « Bien connaître ses partenaires ou collaborateurs, donc les hommes, reste un facteur capital. » (Photo : Olivier Minaire)

Pour qu’une entreprise fonctionne efficacement, la bonne entente et le bon équilibre entre les cadres dirigeants sont essentiels. Bien découvrir et comprendre ses candidats est fondamental.

Les entreprises prennent-elles suffisamment de précautions, lorsqu’il s’agit de recruter un nouveau membre de leur direction – ou pour tout autre poste stratégique ? Ces fonctions sont sensibles, et une erreur de « casting » peut être très dommageable…

Pascal Meier : « D’une manière générale, les recruteurs regardent les qualifications et l’expérience du candidat pour décider de leur choix. Plus la personne sera proche du profil requis, plus elle aura de chances, pour de multiples raisons.
Thomas Ormond : « Souvent, la décision est prise par rapport à ces critères essentiellement techniques. L’étude du profile psychologique reste également quelque chose d’important, mais il ne peut pas y avoir que cela qui entre en ligne de compte, pour prendre une décision. Le ‘background’ socio-professionnel doit aussi faire partie des critères décisifs. Le compliance check, adapté au monde des RH, est certainement un ‘must’ aujourd’hui. Il doit être pratiqué en toute transparence, bien entendu, mais il est tout aussi important que les qualités techniques du candidat.

Voit-on souvent des « tricheries » sur les CV de ces types de candidats ? Y a-t-il moyen de détecter des oublis, omissions, ou d’autres types de problèmes ?

PM : « De récentes enquêtes et informations ont démontré que 60 % des CV ne contenaient pas d’informations reflétant la réalité, que ce soit intentionnel ou non. Plusieurs solutions existent, bien entendu.
TO : « Pour ce qui concerne Sqope, elles sont toutes obtenues à partir d’informations publiquement disponibles. La procédure prend en compte un certain nombre de points précis, dont beaucoup sont issus très simplement des procédures de compliance. Elles sont tout à fait adaptées aux besoins des sociétés en matière de KYE (Know Your Employee).

La crise a-t-elle changé la manière de fonctionner ? Je pense particulièrement au secteur financier, où se rajoute une question d’image générale du secteur, qui peut avoir besoin d’être améliorée… 

PM et TO : « Non la crise ne change rien à ce stade. C’est effectivement plus au niveau du respect d’une certaine déontologie et d’une exigence de transparence que les choses ont pu évoluer, nous semble-t-il. L’importance de connaître ses partenaires ou collaborateurs, donc les hommes, reste un facteur capital et essentiel. Il l’a toujours été et s’il semble l’être davantage à l’heure actuelle, c’est peut-être pour des questions de vigilance et de réputation, qui sont devenues ultra-sensibles, notamment à cause de l’avènement de la communication numérique et web. »  

 

 

paperJam Business Club - Bien constituer son équipe de direction

Le succès d’une entreprise n’est pas l’affaire d’une seule personne. C’est une équipe qui prend en charge les différentes fonctions de l’entreprise, et qui lui permet de se développer. En cas de recrutement, il est nécessaire de bien connaître les qualités et le parcours professionnel, grâce à différents outils et méthodes.

Workshop : le 13 novembre de 8h30 à 13h
Inscription : www.club.paperjam.lu
Intervenants : Pascal Meier (Edouard Franklin), Thomas Ormond (Sqope) et Christian Scharff (PwC)