COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Dans le Land

En application des principes de l’État de droit



Le directeur de la CSSF Claude Marx a accordé une interview au Land.  (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Le directeur de la CSSF Claude Marx a accordé une interview au Land. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, retour sur l’État de droit, le groupe Kinepolis et la voiture de Fred Flintstone.

Après la publication la semaine passée de documents montrant que Claude Marx a commandé et décommandé des sociétés offshore pour des clients du temps où il était employé, voire directeur chez HSBC Private Banking, le directeur de la CSSF s’est retrouvé au centre d’une discussion concernant son implication dans les Panama Papers et la sincérité de ses propos. Dans une interview accordée au Land, Claude Marx essaie de clarifier les choses.

 

L’utopie est-elle finie?

Il aura fallu trois jours et beaucoup d’insistance pour enfin avoir un responsable du groupe Kinepolis au téléphone. C’est qu’ils sont à Gand, au siège du groupe, ce n’est plus «den Nico an de Joy» (Simon et Hoffmann) d’Utopia qu’on croisait lors d’une première d’un film luxembourgeois ou au supermarché. Kinepolis aujourd’hui, c’est un groupe avec 49 complexes et 528 écrans dans sept pays européens, alors les trois petits complexes et 22 écrans au Kirchberg, au Limpertsberg et à Belval ne sont pas vraiment leur cœur de métier. Même si cela représente une part de marché de 93,9% au Grand-Duché. Au sein du groupe, les revenus du Luxembourg ne représentent qu’une part de 4,4% (sur un total de 324,9 millions d’euros). 2016 a été une bonne année pour Kinepolis: les revenus ont augmenté de 7,7%, le nombre de spectateurs global de 7,5%… Or depuis la reprise des cinémas Utopia par Kinepolis, les alternatives au monopoliste sont rares.

Aussi complexe que la voiture de Fred Flintstone

Lundi dernier, un groupe de 20 «personnes-clés» a discuté des complexités systémiques de la politique pour la protection du climat. Animé par un expert en théorie de systèmes, les participants ont abordé des sujets comme la vente de carburants au Luxembourg et son impact sur les finances publiques, des idées d’une société «sufficiente» ou bien la question de savoir dans quelle mesure un progrès en matière d’efficience énergétique peut être atteint avec subventions sans avoir recours à une taxation ou à des décisions «fortes» en général. Ce workshop, auquel avait invité le Conseil national du développement durable (CSDD), n’était pas seulement un exercice intellectuel. Le CSDD cherche une approche pour que la politique dialogue mieux avec le public sur la protection du climat — question qui va se poser vers la fin de l’année déjà, quand le gouvernement proposera un nouveau «plan d’action» qui devrait, cette fois, envisager aussi une baisse des recettes d’accises sur les carburants.