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Une stratégie globale et multisectorielle

Économie circulaire: appel aux bonnes volontés



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Des sociétés comme ArcelorMittal ou Guardian appliquent déjà les principes de l'économie circulaire. D'autres devraient suivre. (Photo: DR)

Basé sur le principe de la réutilisation des matières premières plutôt que sur leur recyclage, le développement de l’économie circulaire au Luxembourg laisse entrevoir un énorme potentiel en matière de croissance, d’emploi et d’environnement, selon une étude réalisée par le ministère de l’Économie.

Le ministère de l’Économie, associé à l’EcoInnovation Cluster, a présenté ce lundi les résultats et conclusions d’une étude consacrée au potentiel de développement de l’économie circulaire au Luxembourg, réalisée par EPEA Internationale Umweltforschung GmbH en collaboration avec Returnity Partners.

«Prendre, consommer et jeter est un principe dépassé et aujourd’hui irresponsable», a déclaré en préambule de cette présentation la secrétaire d’État à l’Économie, Francine Closener.

«Il s’agit désormais de faire d’un cercle vicieux un cercle heureux», a-t-elle ajouté, soulignant qu’une implémentation «rigoureuse, par étape et à petits pas» de ce nouveau modèle économique pourrait permettre d’économiser annuellement entre 300 millions et 1 milliard d’euros en coûts d’approvisionnement pour les entreprises et de créer jusqu’à 2.300 emplois dans les 3 prochaines années.

Actuellement, seule une poignée d’entreprises actives principalement dans la production d’acier (ArcelorMittal) ou de verre (Guardian) pratiquent déjà – même sans la nommer – l’économie circulaire en utilisant non plus des matières premières mais secondes, fournissant du travail à 15.000 salariés.

Une démarche proactive

Toutefois, selon l’étude réalisée sur la base d’interviews menées auprès de 50 acteurs économiques locaux, le potentiel de développement de cette économie verte peut concerner d’autres secteurs, dont notamment celui de la construction – grosse productrice de déchets –, mais aussi l’ICT, la logistique, la recherche et le développement, l’administration publique ou encore la finance.

Pour mener à bien ce développement, une feuille de route a été établie en même temps qu’un groupe de travail – composé de représentants du ministère de l’Économie, de celui du Développement durable et des Infrastructures et de l’EcoInnovation Cluster – a été activé, à charge pour lui de fédérer l’ensemble des acteurs intéressés par cette stratégie globale et intersectorielle.

Ceux-ci sont invités à contacter le groupe de travail pour participer à des projets pilotes auxquels les Chaux de Contern ou Post Luxembourg, pour n’en citer que deux, ont déjà adhéré.