POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Présidentielle française

Dupont-Aignan: «Rompre les relations avec le Luxembourg»



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Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle française, avait déjà souhaité au moment du procès LuxLeaks «l’exclusion du Luxembourg de l’Union européenne». (Photo: DR)

S’exprimant sur l’évasion fiscale dans une interview sur France Inter lundi matin, le candidat du mouvement «Debout la France» à la présidentielle française a répété une nouvelle fois tout le «bien» qu’il pensait du Luxembourg et de son système fiscal, dans le cadre des LuxLeaks notamment.

Dans une interview qu’il a accordée ce lundi matin à France Inter, le candidat de «Debout la France» à la présidentielle française, Nicolas Dupont-Aignan, s’en est pris au Luxembourg, indiquant que la France devrait «rompre ses relations» avec le Grand-Duché qui, selon lui, «a négocié des accords à 0% pour les grandes entreprises» avec l’Irlande.

«L’Europe est en train de mourir de ces jeux absolument scandaleux», a ajouté le député de l’Essonne qui – interrogé sur l’évasion fiscale en France et en Europe –  a déploré «qu’on accable d’impôts les PME et les artisans» et «qu’on exonère d’impôts les multinationales et les travailleurs détachés».

La justice luxembourgeoise marche sur la tête.

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle française

Coutumier de ces attaques menées contre le Luxembourg – comme l’ancien ministre français des Affaires européennes Laurent Wauquiez – Nicolas Dupont-Aignan avait déjà traité, par le passé, le pays d’«État voyou».

Au terme du premier procès LuxLeaks, il s’était indigné que la justice luxembourgeoise «marche sur la tête» après les condamnations d’Antoine Deltour et Raphaël Halet, «des héros condamnés alors qu’ils ont permis de mettre à jour un système organisé d’évasion fiscale à l’échelle internationale, et par définition aussi européenne».

Juncker dans le collimateur

Et il en avait profité aussi pour s’en prendre à Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois «instigateur de ce système opaque d’évasion fiscale», avant sa désignation à la tête de la Commission européenne.

«J’avais alerté à l’époque les chefs d’État sur les dangers de la nomination de celui qui fut à la tête du pire paradis fiscal en Europe pendant 18 ans», avait encore écrit Dupont-Aignan, tout en proposant d’«exclure le Luxembourg de l’Union européenne».