COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Parution

Dossier agriculture



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Cette édition du Land, consacrée au secteur agricole, sera demain dans les kiosques. (Photo: Land)

Le Land de cette semaine consacre deux articles au secteur agricole. Le lecteur y apprendra les dessous des négociations et les raisons structurelles de la crise du lait actuelle.

Dans une longue interview, Jean Stoll, ancien secrétaire général du Herdbuchverband, ne mâche pas ses mots. Il pointe la coresponsabilité des paysans qui auraient misé sur un produit de masse sans se poser la question de la valeur ajoutée qu’ils allaient pouvoir y apporter. Après une vie professionnelle dans le secteur agricole, il tire un bilan désillusionné de l’agriculture luxembourgeoise. «Les mentalités», dit-il, «ont très peu évolué; toujours la même vue bornée, la même réticence au changement, la même peur des ‘verts’.» Et d’ajouter, dépité: «Ils se cassent le dos, travaillant non-stop; les paysans sont des esclaves modernes et le pire, c’est qu’ils se sont mis eux-mêmes dans cette situation. Ce qui me rend triste, c’est qu’on ne voit pas les paysans se lever et dire: ça suffit! S’ils se révoltent, c’est pour réclamer plus d’argent. Ainsi s’est constitué un gigantesque tanker. Et jusqu’à aujourd’hui, personne n’a réussi à le faire changer de cap.»

Nordstad

La semaine prochaine, 8.000 jeunes regagneront leurs classes dans les communes de Bettendorf, Colmar-Berg, Erpeldange, Ettelbruck, Diekrich et Schieren, qui ensemble constituent la «Nordstad». Mais, au nord, les lycées techniques et classiques restent les parents pauvres de l’enseignement. Malgré l’augmentation rapide du nombre d’élèves, les nouvelles installations et extensions sont construites ailleurs. Les classes sont bondées, les infrastructures sportives souvent délabrées. Au lieu des éternelles querelles autour des terrains et sites, la région a besoin d’un concept global pour l’enseignement au nord du pays.

Nager en boomtown

La Ville de Luxembourg devrait obtenir sa piscine à ciel ouvert – plus grande que celle près du Parc Hôtel à Dommeldange. «C’est notre objectif», affirme la bourgmestre Lydie Polfer. Apparemment donc, la croissance de la population de la capitale (plus de 111.000 habitants aujourd’hui) a rendu concevable ce qui, il y a deux ans encore, était «non prioritaire». Reste, toutefois, à définir le site d’un tel projet ainsi que son concept. Bien que le collège échevinal DP/Verts ait déjà convenu dans son accord de coalition de 2011 de vouloir «analyser la possibilité de la création d’une piscine à ciel ouvert», dans le conseil échevinal, on est bien conscient qu’une telle installation aura son coût. C’est pour cela qu’un autre lieu de baignade pourrait être envisagé: un lac dans le parc que la commune va aménager sur le Ban de Gasperich.