COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Trois questions à Paul Lenert (Saint-Paul Luxembourg)

«DNR n’est pas menacée»



Paul Lenert (Saint-Paul Luxembourg): «Il faut innover pour conserver sa part du marché publicitaire.» (Photo: David Laurent/Wide/archives)

Paul Lenert (Saint-Paul Luxembourg): «Il faut innover pour conserver sa part du marché publicitaire.» (Photo: David Laurent/Wide/archives)

Dans un article à paraître ce vendredi, d'Lëtzebuerger Land révèle que trois journalistes quittent la radio DNR (Groupe Saint-Paul) pour rejoindre RTL Radio Lëtzebuerg et Eldoradio (Editpress). «C’est la moitié de la rédaction», explique l’hebdomadaire, qui parle d’un «malaise plus profond qu’il n’y paraît». Interview de Paul Lenert, le directeur général du groupe d’édition luxembourgeois, pour qui Saint-Paul (environ 600 salariés) se «porte plutôt très bien».

Monsieur Lenert, confirmez-vous le départ de trois journalistes de DNR?

«Ces nouvelles ont déjà été publiées dans le Luxemburger Wort. Elles concernent le départ de Jean-Marc Sturm (gérant journalier et rédacteur en chef), Roy Grotz (journaliste) et d’une troisième personne (Joël Detaille, ndlr.). (Les deux premiers ont rejoint RTL, ndlr.). Je ne connais pas la raison de leur départ. Je ne peux pas parler à leur place. DNR a souffert de la crise économique. Mais la situation est en train de se rétablir. Le nombre de salariés de la radio est d’environ une quinzaine. A ma connaissance, l’existence de la radio n’est pas menacée. Il faut néanmoins repenser la stratégie. De son côté, Radio Latina se porte plutôt bien, au moins dans la lignée des années précédentes.

Comment se porte le groupe Saint-Paul?

«Compte tenu de l’environnement des médias, du bouleversement actuel et d’une concurrence acharnée, le groupe Saint-Paul se porte plutôt très bien. La dernière étude TNS, celle qui vient d’être lancée et qui va bientôt être rendue publique, montre que le Wort a augmenté de 12.000 personnes son lectorat. Celui-ci atteint d’ailleurs un niveau historique. Depuis que l’étude existe, nous n’avons jamais eu autant de lecteurs. Et encore ces données n’incluent pas les gens qui lisent le quotidien en format PDF. Par ailleurs, le lectorat de tous les supports du groupe Saint-Paul s’établit en forte hausse. Nous renforçons en fait notre position de leader de l’information sur le marché luxembourgeois. C’est tout de même une bonne nouvelle. Enfin, le problème de l’imprimerie (en surcapacité de production, ndlr.) a été résolu.

Quelle est la stratégie du groupe Saint-Paul aujourd’hui dans le marché difficile que vous décrivez?

«Nous diversifions notre portefeuille de médias. Nous avons lancé des sites Internet en langue française et en en langue anglaise. Cela commence doucement à se développer. La situation stratégique est bonne. La situation financière est également bonne pour le moment. L’année passée, elle était très bonne. Il faut savoir que le marché de la publicité ne grandit que très légèrement, pendant que le nombre de concurrents augmente. Il faut donc innover pour conserver sa part du marché publicitaire. Voilà ce que nous sommes en train de faire.»