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Digital Lëtzebuerg: l’état des lieux



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Les parlementaires ont pu s’informer sur tous les projets en cours sous l’égide de Digital Lëtzebuerg. (Photo: CC)

C’est lors de la commission de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, des Médias, des Communications et de l’Espace lundi que l’initiative Digital Lëtzebuerg a présenté sa multitude de projets devant les parlementaires.

L’initiative Digital Lëtzebuerg, coordonnée par Anne-Catherine Ries, a présenté lundi les grands enjeux de la digitalisation du pays. Une transformation qui touche tous les ministères. Xavier Bettel était également présent en sa qualité de Premier ministre et ministre de tutelle de Digital Lëtzebuerg, preuve de l’importance stratégique du digital pour le Luxembourg.

Du côté des infrastructures, l'ambition reste de poser la fibre optique dans tout le pays d’ici à 2020, alors qu’aujourd’hui, la fibre n’est présente que sur 65% du territoire. Post pourra ensuite raccorder tous les foyers à la fibre, ce qui devrait être fait d’ici à 2023, ceci étant pour l’internet fixe. Côté internet mobile, il reste des progrès à faire, alors que les discussions sont encore en cours concernant la 5G: «Ça coûte très cher», explique la député et présidente de la Commission Simone Beissel (DP). «Nous ne savons pas encore si cela fait sens de l’installer».

De plus en plus de start-up arrivent au Luxembourg, ou veulent y déménager: «La demande est là», explique Mme Beissel, «c’est pour cela que la Ville a mis en location un grand immeuble quartier Gare. Les start-up sont nombreuses, certaines vont mourir, mais nous nous devons de fournir un environnement pour développer ces entreprises.» La House of Start-ups en question sera opérationnelle dans quelques semaines.

Un manque de main-d’œuvre spécialisée

Anne-Catherine Ries a fait le point sur l’état de la fibre au Luxembourg, mais a également évoqué la problématique du «geo-blocking»: le fait de ne plus pouvoir utiliser son compte iTunes, par exemple, lorsqu’on passe la frontière et qu’on change de réseau.

Mais avec le développement du digital au Grand-Duché, se pose le problème de la main-d’œuvre spécialisée: «Nous manquons de spécialistes. Le Luxembourg est cependant mieux loti que d’autres pays voisins, mais nous avons de gros besoins. Il faut donc proposer des formations dès le lycée et sensibiliser la population». En 2015, 4% de la population possédait une formation nécessaire pour travailler dans le secteur des ICT. Aujourd’hui, nous en sommes à 6%.

Dans ce contexte, les résultats d’une étude commune menée par la FEDIL et l’ABBL intitulée « Les TIC – ton job d’avenir » et donnant un aperçu du secteur des TIC, sera présentée mardi. Il s'agira notemment des opportunités qui se présentent aux jeunes et qui offrent une projection à court terme sur les perspectives du marché du travail.