ENTREPRISES & STRATÉGIES — Services & Conseils

Expert – Daniel Schneider

Développer l’esprit d’entreprise



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Daniel Schneider (Photo : Julien Becker)

Fort de la création de quatre sociétés, dont Tenzing Partners, Daniel Schneider considère que la compétitivité et l’esprit d’entreprise sont deux points sur lesquels notre pays doit se pencher. Il en va du maintien de la bonne santé du tissu économique national, alors que du point de vue sectoriel, de nouvelles opportunités naissent de l’après-crise.

Le parcours de Daniel Schneider illustre indéniablement ses aspirations en tant qu’indépendant et entrepreneur. En 2007, il fonde, en parallèle à Tenzing Partners, une société de prise de références, Doctor Chexs. A cette époque, il est déjà à la tête du cabinet de recrutement Schneider Consulting depuis près d’une décennie. En 2008, la crise aspire le monde économique dans le marasme et Tenzing Partners se voit obligée de réduire sa voilure. «Nous avons ressenti la crise du 4e trimestre 2008 au 4e trimestre 2009, explique-t-il. Durant cette période, nous avons réduit nos dépenses et géré nos sociétés avec plus de prudence.»

Passé cette année de vaches maigres, Daniel Schneider lance, avec cinq autres associés, dont Norbert Becker et Jean-Claude Bintz, une société de prise de participation dans des PME, baptisée Sting, qui s’intéresse à de nouveaux investissements. Depuis, de nouveaux projets de fusion ou de vente de sociétés fleurissent, notamment dans les secteurs du luxe, des médias et des sports. «Nous nous focalisons sur ces secteurs qui se caractérisent par leur fragmentation, notamment pour des plans de consolidation», explique le fondateur de Tenzing Partners.

Il est vrai qu’aujourd’hui grâce, entre autres, au travail conjoint de banques, cabinets de conseils, chambres professionnelles et des Big Four, il y a une prise de conscience au sein des PME de la nécessité de bien préparer la transmission de son entreprise. Mais cela ne suffit pas, selon Daniel Schneider, pour que le monde de l’entrepreneuriat prenne une nouvelle dimension au Luxembourg. Si, à moyen terme, des initiatives comme le développement de l’Université et des centres de recherche doivent contribuer à la création de pépinières d’entre­prises, pour l’heure, le pays manque encore trop de compétitivité et d’esprit d’entreprise.

Des mentalités à changer

Le poids du secteur public (et l’attrait qu’il génère sur les compétences nationales), la politique salariale, les lourdeurs administratives et le futur problème des pensions qui touchera le pays à moyen terme sont autant de facteurs qui interfèrent avec la compétitivité. «Il faudrait également changer la conscience collective pour que les gens se dirigent en plus grand nombre vers l’entrepreneuriat», prévient M. Schneider. Pour cela, beaucoup de moyens pour stimuler l’esprit d’entreprise peuvent être mis en place – certains existent déjà partiellement – au travers d’aides, de soutiens et d’accompagnements de la part de l’Etat, d’entreprises ou encore de fonds prêts à investir dans de petites structures naissantes.

Dans ce contexte, les sociétés luxembourgeoises se placent dans une logique de fidélisation de leurs collaborateurs. Lorsque l’on a des talents, il faut les conserver! Aussi, Daniel Schneider tire-t-il régulièrement le chapeau à ses propres collaborateurs et associés. «J’ai besoin de l’input de différentes personnes, de mes partenaires comme de mes collaborateurs.»