COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Ressources humaines

Étude

Des salaires qui reflètent une Place



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Fast a mené l’enquête comme chaque année autour des salaires pratiqués dans le secteur financier. Certaines fonctions sont en hausse alors que les entreprises continuent de rechercher des profils spécialisés.

Depuis 2002, le groupe d’intérim et de formation fast effectue l’inventaire des salaires pratiqués dans le secteur financier. Les résultats courant pour 2013 indiquent une stabilité ou une légère hausse parmi les 11 fonctions répertoriées, elles-mêmes réparties par grade («non-supervisory», «team leader», «manager») et ancienneté (plus ou moins de trois ans d’expérience).

Alimentée par différentes sources dont la base de données de la société, l’étude indique que la majeure partie des augmentations se situe dans les fonctions de management. «Les salaires liés à des fonctions non managériales n’on pas fortement évolué», note Anita De Viell, directrice de fast group.

Administration de fonds et sécurité à la hausse

L’administration de fonds et les fonctions liées à la sécurité et la gestion du cash affichent une hausse importante pour le grade de manager.

Dans le premier cas, le salaire mensuel proposé (avant imposition et déductions, sur base de treize mois) pour un collaborateur de plus de trois ans d’expérience passe, en moyenne, de 7700 euros l’an dernier à 9500 en 2013. Il évolue de 6250 en 2012 à 8500 cette année pour la fonction «security and cash administration» (même ancienneté).

Un manager de moins de trois ans d’expérience dans la fonction finance passe de 5000 euros en 2012 à 6000 euros cette année. Son alter ego (mais disposant d’une expérience de plus de trois ans) en service à la clientèle touchera 8400 euros, contre 6500 euros en 2012.

Des salaires qui suivent la tendance

Au-delà des chiffres, le cabinet s’intéresse aux tendances du secteur dont les salaires sont les indicateurs. «Le Luxembourg a évolué ces dernières années en se délestant de certaines fonctions de support via de l’outsourcing à l’étranger», ajoute déclare Anita De Viell. «La plupart des acteurs majeurs ont terminé se processus.»

Si de grands plans sociaux ne seraient plus à craindre dans les fonctions dites de back-office, les entreprises recherchent toujours à optimiser leurs coûts et les investisseurs analysent plus que jamais l’attractivité lorsqu’ils envisagent leur installation en Europe.

Il en est de même pour la main-d’œuvre qui est de plus en plus mobile. «Le Luxembourg continue de proposer des salaires concurrentiels par rapport à des pays comme la Suisse ou la France. Ils sont même 10% plus élevés qu’à Dublin », observe Anita De Viell.

Des profils spécialisés en local

Outre les salaires ou le régime fiscal pour les personnes physiques qui jouent plutôt en faveur du secteur financier luxembourgeois selon fast, le défi est aussi d’attirer des profils expérimentés, même si la pratique se veut avant tout locale.

«Les profils expérimentés sont généralement plus âgés et emmènent donc avec eux une famille. Il faut donc leur proposer un cadre de vie et non uniquement un emploi», ajoute Anita De Viel. «Mais nous remarquons que les acteurs du secteur financier essaient tout d’abord de trouver ce type de collaborateur sur base du vivier que s’est progressivement constitué la place financière.»

L’un des défis de 2014 pour les ressources humaines et les agences qui opèrent dans ce marché sera de répondre aux exigences émanent du cadre réglementaire. Car pour intégrer une directive, qu’elle soit européenne ou américaine, il est nécessaire de compter sur des collaborateurs formés.