POLITIQUE & INSTITUTIONS
POLITIQUE

Efficacité énergétique

Des ressources naturelles productives en Europe



Les économies de l’Union européenne utilisent de moins en moins de matières premières pour fonctionner, même si les situations varient beaucoup selon les pays. Le Luxembourg, lui, est dans le peloton de tête.

La productivité des ressources de l’Union européenne est de plus en plus efficace. C’est en tout cas ce que révèle un communiqué d’Eurostat publié lundi et qui indique que cet indice a connu une hausse de 0,6% en 2017, par rapport en 2016, et de 39% par rapport à l’an 2000.

Égale au PIB divisé par la consommation intérieure de matières premières, celle-ci est exprimée en euros par kilogramme. La productivité des ressources de l’Union européenne a été de 2,04 euros/kg en 2017. Plus ce chiffre est élevé, plus la productivité est importante.

La crise a eu du bon

«La productivité des ressources est un outil statistique qui permet de mesurer la quantité de ressources naturelles nécessaire au fonctionnement de l’économie», précise Olivier Thunus, du Statec. «Bien évidemment, moins elle en demande, mieux c’est.»

Eurostat note que la crise financière de 2008 a clairement influencé la trajectoire de cet indice. «Après une croissance modérée avant la crise, la productivité des ressources a connu une hausse marquée pendant la crise en raison de la chute de la consommation intérieure de matières premières», explique le bureau de statistique européen.

Le Luxembourg dans le top 5

Les réalités sont toutefois bien différentes selon les pays. Ainsi, exprimées en standard de pouvoir d’achat (SPA) par kilogramme, les pires performances sont enregistrées par la Bulgarie (0,71), la Roumanie (0,75), l’Estonie (0,78), la Lettonie (0,88) et la Finlande (1).

De l’autre côté du classement, le podium revient aux Pays-Bas (3,96), suivi du Royaume-Uni (3,56), de l’Italie (3,38), de l’Espagne (3,16) et du Luxembourg (3). «Cette bonne performance du Grand-Duché s’explique notamment par le fait que nous avons très peu d’industries et donc que nous importons peu de matières premières», ajoute Olivier Thunus.