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Annonce officielle

Des négociations de coalition qui se prolongent



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Selon le nouveau calendrier officiel, les réunions plénières de coalition se dérouleront au moins jusqu’au 5 décembre. (Photo: Nader Ghavami / archives)

Initialement prévus jusqu’au 28 novembre prochain, les échanges entre DP, LSAP et Déi Gréng ont été prolongés pour la deuxième fois. Sans explication détaillée sur les thèmes évoqués au cours des deux nouvelles rencontres. Les trois partis doivent discuter jusqu’au 5 décembre.

Pour la deuxième fois depuis la mi-octobre et le début officiel des négociations de coalition, de nouvelles rencontres ont été ajoutées à l’agenda officiel. DP, LSAP et Déi Gréng doivent désormais échanger en réunion plénière sur la mise en place d’un programme gouvernemental au moins jusqu’au 5 décembre prochain. À titre de comparaison, en 2013, le gouvernement Bettel-Braz-Schneider avait été assermenté par le Grand-Duc le 4 décembre et avait effectué sa déclaration sur son programme de coalition le 10 décembre à la Chambre.

Conformément à la ligne de conduite adoptée depuis plus d’un mois par les trois partis impliqués dans les négociations gouvernementales, cette prolongation a été annoncée de manière très factuelle. Car, sans surprise, cette séquence politique 2018 n’est aucunement comparable à celle de 2013. Bien que les résultats sortis des urnes le 14 octobre aient ouvert la porte à la poursuite de la triple coalition, ils ont aussi abouti à un nouvel équilibre des forces. Et donc à des discussions plus âpres pour aboutir à des convergences qui devront être défendues par tous au cours des cinq prochaines années.

Accord prévu «avant Noël»

Grand vainqueur des élections législatives, Déi Gréng n’entend plus se contenter de jouer les entremetteurs entre DP et LSAP, mais compte bien donner une tonalité plus écologique au futur programme gouvernemental. À l’inverse, le LSAP cherche à conserver son influence, alors même qu’il est sorti affaibli de ces législatives, et donc en position délicate pour défendre des idées souvent difficilement compatibles avec les libéraux. Qu’il s’agisse de l’imposition des sociétés, de la durée hebdomadaire du travail ou de la revalorisation du salaire social minimum, comme l’avait relevé le CSV. Sans oublier que le LSAP doit mener en parallèle son travail de renouveau, qui devrait se traduire par l’arrivée de nouvelles têtes. Notamment au gouvernement.

Selon les rares informations disponibles, les échanges portent toujours, en partie, à ce jour, sur la définition des «valeurs communes», ce texte voué non seulement à inscrire dans le marbre les idées qui devront être mises en œuvre au cours de la législature, mais aussi à définir une méthode destinée à contourner de futurs points d’achoppement. À ce jour, aucune communication de la part de Xavier Bettel (DP), formateur du gouvernement, n’est prévue pour faire un point sur les échanges en cours, et le timing d’un accord «avant Noël» reste d’actualité. Pour une entrée en fonction du nouveau gouvernement début janvier.