POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

À Thionville

Des lycéens dans les étoiles avec Thomas Pesquet



Sans la vidéo, mais avec une liaison audio parfaite, les huit élèves du Lycée Hélène Boucher ont pu poser toutes leurs questions à Thomas Pesquet. (Photo: Ville de Thionville)

Sans la vidéo, mais avec une liaison audio parfaite, les huit élèves du Lycée Hélène Boucher ont pu poser toutes leurs questions à Thomas Pesquet. (Photo: Ville de Thionville)

Un groupe de jeunes du Lycée Hélène Boucher de Thionville a réussi jeudi à obtenir une liaison radio avec la Station spatiale internationale (ISS) et parlé une dizaine de minutes avec le spationaute français Thomas Pesquet.

Ils ont eu la boule au ventre toute la matinée. Mais au moment où Thomas Pesquet a répondu, ils ont tous ressenti un grand soulagement. «Notre projet était réussi, on était content», a confié à Paperjam.lu Savinien Laeuffer, 17 ans, l’un des huit lycéens à avoir participé à ce projet. «C’est vraiment quelqu’un de sympa, qui rigole. On a tous envie de le rencontrer», a-t-il ajouté.

Au total, ils avaient 11 minutes pour poser les questions qu’ils avaient soigneusement rédigées. C’est peu comparé aux deux années qu’il leur a fallu, aux côtés de leurs professeurs, pour préparer ce projet. Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’objectif était très ambitieux.


«Il a fallu qu’on monte un dossier pour la Nasa, qui nous a sélectionnés parmi 52 autres candidatures envoyées depuis la France», explique Jacky Willaume, le président de l’Association des radioamateurs de Thionville, qui a formé et accompagné les lycéens.

Au sol, il fallait prouver à la Nasa que le matériel utilisé était de qualité et qu’il existait des solutions de secours autant du côté de l’alimentation énergétique que des équipements techniques. Deux émetteurs VHF étaient donc prévus et des batteries de rechange. Une antenne mobile devait suivre en même temps la station spatiale pendant son passage au-dessus de Thionville.

«Il ne fallait pas qu’on perde le contact pendant ces 11 minutes, car, du point de vue de la Nasa, nous bloquions l’un de leurs spationautes», ajoute Jacky Willaume. «Il ne fallait pas qu’on soit des amateurs.»

Cette expérience n’a pas été exempte de couacs de dernière minute. En début de semaine, la Nasa a prévenu la jeune équipe que Thomas Pesquet ne pourrait pas avoir accès au module européen Columbus, mais que la liaison pourrait se faire depuis le module russe, qui n’était, lui, pas doté de caméra.

La déception a été de courte durée. «Nous avons pu lui poser toutes nos questions sur la vie dans l’espace et le fonctionnement de la Station spatiale internationale», témoigne Savinien Laeuffer. «Ça a été une grosse expérience.»

Les 10.000 euros de budget nécessaire à la tenue du projet ont été obtenus grâce à du sponsoring, notamment par plusieurs entreprises du Grand-Duché (Onepoint, eProseed, DSL et PwC).