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Des conseils plus étendus



Raphaël Mortier (Photo : Julien Becker)

Raphaël Mortier (Photo : Julien Becker)

Un gérant de PME a besoin de partenaires à même de le conseiller pour la gestion quotidienne de son entreprise. Ces partenaires, bien que spécialisés, doivent pouvoir étendre leur champ de compétences.

Les relations entre les PME et leurs partenaires changent. La crise modèle en partie cette évolution que les sociétés de services anticipent. Mais l’évolution tient également à un changement de mentalité de la part des gérants de PME qui délèguent de plus en plus, dès lors qu’une confiance s’instaure. « Pour cela il faut que les sociétés de services connaissent – et comprennent –leurs clients dans leur globalité et qu’elles sachent les accompagner sur le long terme », explique Raphaël Mortier, conseiller PME & dirigeant d’entreprises au sein d’IF Advisory.

Au-delà des prestations couramment pratiquées dans le cadre de la gestion du personnel (le calcul des salaires par exemple), les fiduciaires ayant la volonté de répondre à d’autres demandes développent des relations plus étroites et s’inscrivent dans un accompagnement élargi.

La transmission, une préoccupation qui prend du galon

« Dernièrement par exemple, une PME cherchait à optimiser le paiement des primes et bonus de ses employés. En charge de la gestion de leurs salaires, nous nous sommes permis de lui conseiller de profiter de l’outil fiscal des subsides en intérêts, afin de réduire l’impôt sur ces primes. » Sans cette intervention, cette PME n’aurait peut-être pas eu connaissance de cette législation lui permettant de limiter ses frais.

Or, si réduire les coûts est un impératif en cette période de crise, connaître autant que possible l’évolution de sa situation comptable est une nécessité. « Avec la crise, les PME nous demandent de finaliser les bilans de l’exercice précédent le plus rapidement possible. Certaines exigent même des bilans intérimaires en milieu d’année », constate M. Mortier.

Les gérants de PME ayant passé le cap de la cinquantaine se préoccupent également – directement ou indirectement – de la question cruciale de la transmission de leur entreprise. « Ils ne la posent pas directement, mais dès l’instant où nous prenons l’initiative de la leur soumettre, ils reçoivent avec beaucoup d’intérêt tout conseil que l’on pourrait leur prodiguer sur le sujet. » D’autant qu’il n’existe pas au Luxembourg de cabinet spécialisé dans ce domaine spécifique qu’est la transmission.

L’expert-comptable, tout comme le conseil PME, doit pouvoir s’impliquer dans ce processus, car il a une parfaite connaissance des chiffres et de l’historique de l’entreprise. En collaborant avec les cabinets d’avocats et les notaires, il est susceptible d’optimiser une transmission d’entreprise, qu’elle se dirige vers l’un ou l’autre héritier ou une tierce personne. « Apporter des conseils avisés en transmission présuppose néanmoins que l’on fasse œuvre de disponibilité, de proximité et de confiance », reconnaît Raphaël Mortier.

De manière générale, les gérants de PME exigent d’un comptable fiscaliste une expertise pointue, mais surtout « des solutions simples à mettre en œuvre ». Ce qui suppose que l’expert ait identifié au préalable les problèmes…

 

Express - Raphaël Mortier

  • 34 ans

  • Conseiller PME & dirigeant d’entreprises chez IF Advisory depuis 2006