POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Le Brexit vu du Royaume-Uni

Débacle chez les travaillistes



Depuis le Brexit, la presse britannique nationale n’est pas tendre avec le parti travailliste.  (Photo: Licence C.C.)

Depuis le Brexit, la presse britannique nationale n’est pas tendre avec le parti travailliste. (Photo: Licence C.C.)

Depuis le vendredi 24, le «British exit» monopolise les titres de presse du monde entier, les quotidiens britanniques étant forcément en première ligne. Certains tentent de décrypter l’«after shock», d’autres font état de «bazar à organiser», d’autres encore mentionnent des divisions profondes au sein du parti travailliste. Revue de presse.

Le «Labour Party» est sur la sellette depuis la divulgation des résultats du référendum pour statuer du Brexit. Ce lundi 27 juin, The Times compare Jeremy Corbyn, le leader du parti, à un «cadavre ambulant» et indique de profondes divisions au sein du parti suite à la victoire du «leave». Si ce dernier refuse de démissionner, il souffre à présent d’une perte de confiance et semble en sursis.    

Même résonnance au journal The Independent. «En effet, Corbyn est tenu pour responsable du vote en faveur de la sortie de l’UE dans de nombreux bastions du Labour dans le nord de l’Angleterre. Ce lundi, le numéro deux lui-même, Tom Watson, a demandé son départ, mais le chef du Labour résiste», indique Andy Mc Smith, journaliste pour le titre, qui rappelle également que selon David Cameron, le Brexit n’est plus une question et doit être respecté.

The Guardian mentionne quant à lui qu’une guerre de leaders se prépare chez les travaillistes dans les jours à venir.

Le 24 juin, le ton était déjà plutôt alarmiste dans les pages de nombreux titres. Le jour des résultats, the The Economist, un magazine hebdomadaire, titrait «une division tragique». «Si la confiance plonge, c’est la récession», indique-t-il. Le lendemain, dans l’article intitulé «Après le vote, le chaos», on pouvait lire: «Ce qui va suivre, ce sera un nouveau Premier ministre, des marchés financiers volatils et des années d’incertitude coûteuse. La chute de la livre est un avant-goût de la suite», prévoyait l’édition de ce week-end.