POLITIQUE & INSTITUTIONS

Énergie

Compteurs intelligents: c’est déjà demain



2015-01-06-12-43-07-dscn5235.jpg

Les premiers compteurs intelligents feront leur apparition chez les consommateurs d'ici un an. (Photo: DR)

La fabrication de compteurs énergétiques intelligents spécifiques aux marchés de l’électricité et du gaz au Luxembourg vient de débuter. Les premiers appareils seront installés d’ici l’été 2016. Au bénéfice des consommateurs, annonce Luxmetering, qui pilote ce projet.

La préparation de la mise en place à partir de 2016 – à travers tout le pays – de compteurs intelligents, pour l’électricité et le gaz, progresse à grands pas.

Après la phase de définition des spécifications techniques de ce projet dénommé «Smart Metering», celui-ci vient d’entrer dans une phase de développement qui s’étendra jusqu’au printemps prochain.

Luxmetering, un groupement d’intérêt économique (GIE) qui regroupe les principaux gestionnaires des réseaux d’électricité et de gaz (Creos, Sudgaz, Sudstroum, etc.), en charge de ce projet, souligne que cette seconde phase comporte la fabrication de ces premiers compteurs intelligents «selon les exigences et les spécificités du marché luxembourgeois».

Cette nouvelle étape prévoit également la mise en place du système central informatique qui permettra de lire à distance les données de consommation des abonnés au gaz et à l’électricité, et de les transmettre aux gestionnaires des réseaux.

Meilleure surveillance, meilleure maîtrise

En partenariat avec l’Institut luxembourgeois de régulation (ILR), Luxmetering a choisi de confier la fabrication des compteurs électriques et du système central aux Françaises Sagemcom et Atos, tandis que les compteurs de gaz naturel seront produits par l’Allemande Elster et la Danoise Flonidan.

Selon un calendrier européen transposé en droit national, tout nouveau raccordement et tout remplacement de compteur devront être réalisés par un compteur intelligent à compter du 1er juillet 2016. À l’horizon 2020, ces compteurs intelligents devraient représenter entre 90% et 95% des compteurs installés, pour le gaz et l’électricité.

Leur intérêt est de permettre un relevé de la consommation énergétique à distance et une facturation qui pourra se faire sur base de données réelles lues à des intervalles réguliers, en lieu et place d’une seule fois par an actuellement.

La mise à disposition de ces informations au consommateur devrait lui permettre de mieux maîtriser sa consommation et donc ses dépenses énergétiques.