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Programme «Fit4Start»

Coaching et aide financière pour les start-up ICT



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Luxinnovation, ici représenté par Laurent Federspiel, est l'un des trois partenaires, avec le ministère de l'Économie et le Technoport. (Photo: DR)

Face aux difficultés rencontrées par les jeunes entreprises, un programme d’encadrement et de soutien spécifique, baptisé «Fit4Start», a été mis sur pied. Objectif: favoriser l’émergence de nouvelles entités capables de valoriser le Luxembourg à l’international.

Déjà présenté comme un secteur clé en vue de la diversification de l’économie, le secteur ICT est soigné par les autorités luxembourgeoises. Soutenu via l’aide aux jeunes entreprises, le secteur bénéfice désormais d’un nouveau programme de soutien. Baptisé «Fit4Start», ce dernier ouvre la voie non seulement à une aide financière de 50.000 euros, mais aussi à un mentoring et un coaching de la part d’entrepreneurs confirmés ou d’anciens chefs d’entreprise.

D’une durée de quatre mois, le programme, créé par le ministère de l’Économie, Luxinnovation et le Technoport, vise les start-up constituées il y a moins de 12 mois et comprenant au moins deux personnes. Deux fois par an, le jury composé de représentants des secteurs privé et public sélectionnera via concours cinq jeunes pousses qui seront hébergées dans les locaux du Technoport, sur le site d’Esch-Belval.

Deux tiers des start-up issues de l’étranger

«L’idée de ce programme est de répondre à deux problèmes», estime Nicolas Henckes, membre du jury et secrétaire général de l'Union des entreprises luxembourgeoises (UEL). «Le premier concerne le besoin de financement aux débuts d’une start-up, le second tient dans le problème de compétence des entrepreneurs qui n’ont pas toujours la maîtrise de l’environnement nécessaire afin que leur idée voie concrètement le jour. C’est cet aspect de coaching qui fait la vraie force de ce programme.»

Encadrés par Carl Danneels et Michel Duchateau, experts dans la mise en œuvre de start-up, les futurs entrepreneurs bénéficieront de conseils afin de «développer un produit à partir des feed-back clients» et «réduire le risque d’échec».

Trois projets – Houser, Bit Bank et Sport50 Network – ont d’ores et déjà été sélectionnés dans le cadre du lancement. Ils auront jusque février 2016 pour faire part de leur avancement au travers d’un outil de reporting et de suivi. Actuellement, quelque 300 projets de start-up sont présentés chaque année, dont deux tiers se font dans le secteur ICT. Un tiers de ces projets proviennent du Grand-Duché et deux tiers de l’étranger, selon les chiffres du ministère de l’Économie.

À noter que l’annonce du lancement de ce nouveau programme intervient quelques jours après la publication de l’index EDCi 2015, réalisé dans le cadre du Forum européen du numérique et dans lequel le Luxembourg se classe à la 18e place sur 35 villes européennes étudiées. Parmi les lacunes pointées du doigt pour l’installation de start-up, le coût des bureaux, les coûts salariaux ou bien encore le manque d’encadrement des jeunes entrepreneurs. «Cette étude ne reflète pas la réalité du Luxembourg puisqu’elle ne prend en compte que Luxembourg-ville en excluant le site d’Esch-Belval ou celui du 1535°C à Differdange», estime Francine Closener (LSAP), secrétaire d’État à l’Économie.