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Choisir entre travailler moins ou gagner plus



Patrick Dury préside le LCGB depuis 2011. (Photo: Maison Moderne / Archives )

Patrick Dury préside le LCGB depuis 2011. (Photo: Maison Moderne / Archives )

Après l’OGBL, c’est le syndicat LCGB qui a rencontré le ministre du Travail, Dan Kersch (LSAP), afin de lui exposer ses principales revendications.

Nouveau ministre du Travail, Dan Kersch reçoit les différents syndicats du pays afin d’entendre quels sont, pour eux, les dossiers prioritaires.

Après l’OGBL mercredi, c’est le LCGB qui était reçu ce jeudi. Patrick Dury, son président, a notamment beaucoup parlé de l’organisation du temps de travail. C’est en effet un des thèmes principaux du LCGB dans le cadre de la campagne en cours pour les élections sociales.

«Un salarié égale un autre salarié»

La demande syndicale est claire: plus de flexibilité. Le LCGB souhaite ainsi un droit au temps partiel avec retour au temps plein pour tout salarié d’une entreprise de plus de 50 employés, mais aussi l’introduction d’un compte épargne-temps dans le Code du travail.

«La loi est passée en ce qui concerne le secteur public. Il ne faut plus traîner pour le secteur privé», a indiqué Patrick Dury à Paperjam. «Dans ce pays, une grande partie de la richesse est créée par le secteur privé. Il ne doit pas être oublié au moment de la redistribution. Pour nous, un salarié est égal à un autre salarié, qu’il travaille dans le public ou le privé, qu’il soit résident ou frontalier.»

Il a aussi été question des adaptations du congé parental, du souhait que les familles monoparentales puissent profiter du même nombre de jours de congé que les couples, d’un congé pour hospitalisation d’un conjoint...

Un cheval de bataille du LCGB est également le congé maladie de longue durée. «En cas de maladie grave, le travailleur doit pouvoir être protégé jusqu’à sa guérison totale ou jusqu’au moment où il touche une pension d’invalidité», explique encore Patrick Dury.

Diminuer le temps de travail

Le syndicat veut aussi que la réflexion des prochaines années soit dédiée aux nouvelles formes d’organisation du travail. Avec comme ambition la diminution du temps de travail. «Tous les modèles mènent vers cela», développe encore le président. «Il faut réfléchir aux horaires mobiles, aux plans d’organisation...» Une priorité pour le LCGB est aussi que le travailleur puisse avoir le choix entre une augmentation linéaire de son salaire ou bien un congé équivalent.  

Enfin, la discussion a aussi porté sur la digitalisation. Le LCGB veut éviter une fracture digitale et est très attentif à tout ce qui se fait dans les pays voisins en la matière. Il organisera d’ailleurs une table ronde sur ce sujet le 29 janvier prochain. Droit à la déconnexion ou télétravail seront donc à l’ordre du jour. «Tout comme la mobilité. Car selon nous, digitalisation et mobilité vont de pair», conclut Patrick Dury.