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Business dresscode

Casual Friday



 (Photo: Julien Becker)

(Photo: Julien Becker)

Le vendredi, le personnel d’une entreprise peut être autorisé à troquer le costume/cravate pour un jean/chemise. Ce mouvement, issu d’Angleterre et des États-Unis et connu sous le nom de casual day ou friday wear, est devenu une vraie coutume. Comment toutefois l’adopter à bon escient? Le point avec Pascal Zimmer, expert en dress code.

Le Rus in Urbe, ancêtre de cette coutume, s’est démocratisé en Angleterre au moment où les hommes quittaient la ville en fin de semaine pour rejoindre leur famille à la campagne. «Ils adoptaient alors un style plus décontracté, une veste en tweed et des chaussures brunes, au lieu du traditionnel costume noir.» Le second mouvement provient des États-Unis. «Cette fois-ci, on partait en week-end pour faire du sport. On portait un blazer avec un pantalon de couleur claire, un veston et une chemise.» L’idée était donc de pouvoir partir le soir même en week-end sans toutefois se changer.

Redessinés en fonction des tendances et de l’évolution de la mode, le tweed et le blazer restent encore aujourd’hui de vraies références. «Le blazer, généralement taillé dans un tissu bleu foncé et orné de boutons métalliques, doit ses origines à la marine du 19e siècle. Cette veste se porte très bien lors de garden parties et d’événements sportifs.» À l’image du caban, le blazer croisé est habillé de deux rangées de trois ou quatre boutons. Si, de coutume, le blazer était associé à un pantalon de flanelle gris anthracite, désormais, mieux vaut-il opter pour une flanelle gris clair ou un «chino», également connu sous le nom de «slack». «C’est un pantalon en serge de coton, de couleur claire, beige ou kaki. Par ailleurs, la combinaison blazer-blue jeans est très actuelle. Sinon, partir sur un pantalon en moleskine, un velours non côtelé, de couleur bordeaux, rouge, jaune ou rouille.» Enfin, pour un rendu optimal, il convient de l’accessoiriser d’une cravate club ou d’un foulard.

Quant à la veste en tweed, «la meilleure veste qui existe au monde pour un homme», quelques règles prédominent pour faire le bon choix. À commencer par la couleur. «Il faut toujours prendre un tweed dans les couleurs de l’automne. Les teintes gris-noir rappellent le style ‘town and country’ des années 80, trop universel donc sans intérêt. Ensuite, il faut le prendre dans un tissu très épais et futé façon ‘hunting jacket’. Porté de façon décontractée avec un col roulé noir ou en costume trois pièces veste-gilet-pantalon, vous avez la garantie d’un sans faute. Cela dit, pour un véritable style casual, associez-le à un pantalon de velours côtelé dans des teintes automnales et de préférence dans une couleur cognac ou à un jean usé.» Le tout relevé d’un foulard, «façon gentleman farmer», d’une cravate en coton ou d’un nœud papillon aux couleurs de la campagne.

Encore est-il possible de laisser tomber la cravate et d’opter, dans les deux cas de figure, pour une chemise button-down de couleur bleue, «ou blanche pour le blazer» ou «beige pour le tweed».

Pour finir, il est important de rappeler que dans certains secteurs en relation permanente avec les clients, il convient toutefois de conserver une tenue classique, gage de confiance et de sérieux.