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Japon

Carlos Ghosn nie les accusations qui le ciblent



Carlos Ghosn est toujours en détention préventive au Japon. (Photo: Shutterstock)

Carlos Ghosn est toujours en détention préventive au Japon. (Photo: Shutterstock)

Carlos Ghosn nie avoir dissimulé une partie de ses revenus et conteste les malversations dont il est accusé. Face à la justice japonaise, il n’a pas fait valoir son droit à garder le silence.

Carlos Ghosn, ex-patron du groupe Renault-Nissan, conteste avec force les accusations qui le visent, selon la chaîne de télé publique japonaise NHK. Toujours PDG de Renault, mais démis de ses fonctions chez Nissan, le patron franco-libano-brésilien conteste avoir dissimulé une partie de ses revenus au fisc japonais.

Arrêté lundi dernier à sa descente d’avion à Tokyo, et depuis lors privé de liberté, le grand patron est soupçonné d’avoir omis de déclarer des revenus à hauteur de pas moins de 5 milliards de yens entre juin 2011 et juin 2015. Il lui est reproché d’avoir fait la même chose au cours des trois exercices comptables suivants, ont pour leur part indiqué ce week-end les deux quotidiens japonais Asahi Shimbun et Nikkei.

La fraude porterait donc sur un montant total de 62 millions d’euros. Ghosn est aussi inquiété pour ne pas avoir déclaré un bonus de plus de 30 millions d’euros liés à des plus-values sur des actions.

Un emploi fictif?

L’agence de presse Kyodo a pour sa part évoqué le fait que Nissan aurait longuement rémunéré la sœur de Carlos Ghosn dans le cadre d’un emploi fictif.

Carlos Ghosn n’a donc pas fait valoir son droit au silence face aux autorités japonaises. Il en est de même de la part de Greg Kelly, son bras droit, lui aussi interpellé voici une semaine.