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Médias

Carlo Schneider reprend la pige publicitaire



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Carlo Schneider: «Je m’occuperai uniquement du traitement des données statistiques et de leur analyse qualitative.» (Photo: Etienne Delorme/archives)

Le consultant spécialisé dans les médias s’occupera désormais, pour le compte de Mediaxim, de l’analyse des investissements publicitaires dans les médias luxembourgeois.

Ancien journaliste économique et financier (Radio 100,7 et RTL Radio Lëtzebuerg), Carlo Schneider, 43 ans, aujourd’hui consultant et, entre autres, coach en communication au travers de la société Mediacoat (dont il est co-fondateur et managing partner) est devenu, en ce mois de septembre, le nouveau responsable de la pige publicitaire réalisée à la demande du Service des Médias et des Communications du ministère d’Etat luxembourgeois.

Il intervient, concrètement, pour le compte du GIE Mediaxim Belux qui avait remporté, au printemps 2009, l’appel d’offres courant sur la période 2009-2012. Il succédait à la société ProDialog, dirigée par Ariane Eberwein, qui avait assuré cette pige pour la période de référence précédente. Mais il ne s’agissait en fait que d’un «transfert», puisque c’est cette même Mme Eberwein qui était impliquée dans l’implantation de Mediaxim au Luxembourg. Le groupe, d’origine belge, est spécialisé dans ce genre d’exercice, puisqu’il assure, en Belgique, les mesures d’audience CIM.  

Analyse qualitative

Un an et demi après, elle passe donc désormais le relais à Carlo Schneider. «Je ne m’occupe pas du tout de la gestion journalière de la société, qui est toujours assurée depuis la Belgique, mais uniquement du traitement des données statistiques qui sont compilées chaque mois et de leur analyse qualitative, en les mettant en perspective du contexte médiatique propre au Luxembourg», explique M. Schneider.

Quatre personnes sont, au quotidien, en charge du recensement des annonces publicitaires parues, média par média et support par support. Ce relevé est alors transformé en données chiffrées sur la base des tarifications publicitaires émises par les différentes régies. Les informations sont ensuite traitées au travers d’un puissant outil développé en interne, ADStats, qui permet l’établissement et le croisement de données statistiques détaillées.

Carlo Schneider va, en outre, travailler au plus près des régies publicitaires du Grand-Duché afin d’affiner certaines approches méthodologiques. Il doit, début octobre, participer à une réunion d’un groupe de travail composé de quelques-uns des principaux acteurs du secteur.

Objectif web

L’un des grands défis du futur immédiat sera également de trouver une approche concernant la mesure des publicités «en ligne», qui est, en l’état, pratiquement impossible à assurer de manière exhaustive compte tenu du nombre «infini» de sites Internet concernés et de la très grande variété de formats d’annonces.

«La problématique n’est pas propre au Luxembourg. Elle l’est partout où sont mesurées les audiences publicitaires, constate M. Schneider. Il y a deux approches possibles en la matière: soit on se base sur une sélection de sites parmi les plus fréquentés du pays, mais se pose la question de savoir comment on tient compte des liens publicitaires sur les moteurs de recherche de type Google. Soit on envisage une approche ‘déclarative’ en demandant aux grands annonceurs de nous communiquer leurs chiffres. On sait que quelle que soit la méthode retenue, elle ne sera peut-être pas parfaite, mais elle aura le mérite d’exister et permettra, d’une année sur l’autre, en conservant le même périmètre d’analyse, de faire une réelle analyse de l’évolution de ce marché.»

Selon la dernière analyse globale publiée en juin dernier, les dépenses publicitaires au Luxembourg se sont élevées, en 2009, à un total de 138,789 millions d’euros, en progression de 3,8% par rapport à 2008.