POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Sommet européen

Brexit: Cameron sans regrets ou presque



Les dirigeants de l’Union européenne sont réunis depuis ce mardi à Bruxelles pour évoquer notamment le Brexit décidé par les Britanniques. Ils ont tenté de pousser David Cameron à enclencher la procédure au plus vite.

Ce mardi s’est ouvert pour deux jours à Bruxelles un sommet européen consacré au référendum britannique et au désormais fameux Brexit qui marquera la séparation officielle entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

C’est la première fois depuis le vote des Britanniques en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne que le Premier ministre David Cameron rencontrait ses homologues européens qui l'ont pressé, comme l’avait aussi préconisé le Parlement européen un peu plus tôt dans la journée, pour que le Royaume-Uni active au plus vite – via l’article 50 du traité de Lisbonne – son départ de l’UE.

Alors qu’il avait indiqué lundi à Londres qu’il n’entendait pas se faire dicter le calendrier de sortie de l’Union européenne, David Cameron a exprimé dès son arrivée à Bruxelles l’espoir que ce départ soit négocié de manière «aussi constructive que possible».

Il a également plaidé pour établir à l’avenir «la relation la plus étroite possible» entre Londres et ses partenaires «en termes de commerce et de coopération sécuritaire».

Celui qui sort de la famille ne peut pas s’attendre à ce que tous ses devoirs disparaissent.

Angela Merkel, au sujet du Brexit

S’il a soutenu encore cette position lors d’un dîner organisé mardi soir, les Européens ne l'ont toutefois pas tout à fait entendu de cette oreille. La chancelière Angela Merkel avait d'ailleurs annoncé la couleur – alors qu’elle était encore à Berlin mardi matin – soulignant que «celui qui sort de la famille ne peut pas s’attendre à ce que tous ses devoirs disparaissent et que ses privilèges soient maintenus».

Le Premier ministre Xavier Bettel a quant a lui précisé à son arrivée à Bruxelles que l’Union européenne devait pouvoir «disposer d’un agenda clair» concernant cette sortie, et réaffirmé son opposition à «un divorce à la carte».

À l'issue de la rencontre qu'il a eue avec ses futurs ex-partenaires européens, le Premier ministre britannique a déclaré ne pas regretter d'avoir organisé le référendum. «Je regrette bien sûr le résultat. Mais je ne regrette pas d’avoir organisé ce scrutin. C’était la bonne chose à faire», a-t-il précisé. Il a ajouté que le Royaume-Uni «n’avait pas l’intention de tourner le dos à l’Europe» en dépit de sa décision de quitter l’Union européenne», décision dont il a une nouvelle fois confirmé qu’il laisserait le soin à son successeur de la mettre en œuvre.

Ce mercredi, au petit-déjeuner, le président du Conseil européen, Donald Tusk, réunira de façon informelle les 27 autres dirigeants afin de discuter des conséquences de la séparation britannique et de l’avenir des relations avec le Royaume-Uni.

«Ce sera l’occasion pour nous d’adopter une position commune», a déclaré à ce sujet le Premier ministre Xavier Bettel.