POLITIQUE & INSTITUTIONS

Allocations d’études

Biltgen : « Il n’y a pas de plan B »



 (Photo : paperJam.TV)

(Photo : paperJam.TV)

En interview sur paperJam.TV, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche réaffirme que le Luxembourg « se battra jusqu’au bout » pour défendre sa réforme des aides aux étudiants face à l’Europe. « Il n’y a pas d’alternative ».

Le ministre François Biltgen tient à sa réforme sur les aides accordées aux étudiants, résidant au Luxembourg. Et à ceux qui croient que le Grand-Duché se trouve chahuté par les avis de la Cour de Justice de l’Union, dans une affaire similaire concernant les Pays-Bas, et par la procédure d’infraction entamée à son encontre par la Commission européenne, M. Biltgen oppose une volonté farouche de se défendre bec et ongles.

Dans une interview accordée à paperJam.tv, le ministre le dit clairement : « Nous préparons notre mémoire de défense. Nous nous battrons jusqu’au bout ». Entre autres arguments, M. Biltgen fait valoir que le Luxembourg a toujours privilégié la mobilité des étudiants, chère à l’esprit de Bologne. « Tout notre système a été basé là-dessus, depuis toujours. C’est notre politique d’enseignement supérieur et le système d’aides que nous accordons, dans une matière qui est de compétence nationale, va à tous nos résidents, et ce qu’ils étudient au Luxembourg ou qu’ils aillent à l’étranger ». Pour lui, toucher à ce système, ce serait le faire s’écrouler…

Un débat avec ses collègues européens

Pour le ministre, en plaidant la cause du système mis en place au Luxembourg, « on défend ce que défend l’Union européenne, on sert l’esprit de Bologne. Je veux d’ailleurs lancer ce débat avec mes collègues européens ».

Confiant, François Biltgen avoue que le gouvernement n’envisage pas de faire machine arrière, malgré les pressions, émanant des syndicats notamment. « Il n’y a pas de plan B. Il n’y a d’ailleurs pas d’alternative. Pas de bonne en tout cas. Si nous devions être contraints à changer, je ne vois pas d’autre solution conforme au droit communautaire que, éventuellement, d’accorder des aides aux étudiants venant poursuivre leurs études au Luxembourg ».