PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Exercice 2014

Bil: résultat net en hausse de 7,9%



La Bil a le vent en poupe. Ses objectifs 2020 sont déjà sur les bons rails.  (Photo: Benjamin Champenois / Archives)

La Bil a le vent en poupe. Ses objectifs 2020 sont déjà sur les bons rails. (Photo: Benjamin Champenois / Archives)

La banque détenue à 90% par l’actionnaire qatari Precision Capital affiche de solides performances pour 2014, ce qui lui permet de verser un dividende global de 150 millions d’euros, dont 10% vont directement dans les caisses de l’État.

La Bil a réalisé, en 2014, un bénéfice avant impôts de 164 millions d’euros, en progression de 17% par rapport à 2013. Le résultat net, lui, progresse de 7,9% à 114 millions d’euros. La banque, détenue à 90% par la banque qatarie Precision Capital et à 10% par l’État luxembourgeois, va proposer à l’assemblée générale de ce vendredi un dividende supplémentaire de 55 millions d’euros (soit 27,26 euros bruts pour chacune des 2.017.487 actions), qui vient s’ajouter à un premier dividende intérimaire de 100 millions d’euros (49,56 euros par action) déjà versé en cours d’exercice. Ce qui apporte, au final, quelque 15 millions dans les caisses de l’État.

Le financement de l’économie luxembourgeoise demeure au cœur de l’activité de la Bil.

Rapport annuel de la Bil

«Le financement de l’économie luxembourgeoise demeure au cœur de l’activité de la Bil, comme le montre la hausse de 7,7% du volume des crédits accordés en 2014», indique le rapport annuel de la banque que Paperjam.lu s’est procuré.

Les actifs sous gestion de la banque ont connu une progression similaire, passant de 28,8 milliards à 30,8 milliards (+7%). «Les entrées ont totalement compensé l’impact du passage à l’échange automatique d’informations», note le rapport.

Restructuration

La banque de la route d’Esch s’est engagée dans le programme «Bil 2020», en vue de consolider et moderniser sa présence sur le marché domestique et d’améliorer son ciblage international, en misant sur l’innovation et l’efficacité.

C’est dans cette optique que la banque a ouvert, l’automne dernier, une nouvelle filiale à Dubaï. C’est aussi pour cela que la Bil a restructuré en début d’année ses activités en Belgique et en Suisse, cédant son portefeuille belge de banque privée à Puilaetco Dewaay (groupe KBL, avec qui la Bil partage le même actionnaire de référence, Precision Capital) et reprenant, en Suisse, celui de KBL.

Confiance à l’horizon 2020

Du reste, les activités belges sont celles qui ont, en 2014, affiché les plus mauvais résultats, avec quelque 6,2 millions de pertes. C’est le seul «point noir» des résultats du groupe, si on excepte le 1,8 million de pertes réalisées par la filiale en démarrage aux Émirats arabes unis.

«La modernisation continue de son réseau de succursales et la numérisation de ses activités bancaires de détail et pour les entreprises ont contribué à renforcer la position de la Bil comme un acteur de premier plan sur le marché luxembourgeois», se réjouissent d’ailleurs François Pauly (président du conseil d’administration) et Hugues Delcourt, qui lui a succédé en septembre dernier aux fonctions de CEO, dans leur message d’introduction. «Nous sommes convaincus que la Bil sera en mesure d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés à l’horizon de 2020, à la fois localement et internationalement.»