PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Résultat 2014

BGL: résultat net en hausse de 2%



Carlo Thill s'est dit extrêmement optimiste pour 2015. ( Photo : Luc Deflorenne / archives)

Carlo Thill s'est dit extrêmement optimiste pour 2015. ( Photo : Luc Deflorenne / archives)

BGL BNP Paribas a dégagé en 2014 un résultat net part du groupe en hausse de 2% par rapport à l’exercice précédent à 342,5 millions d’euros. Le produit net bancaire a fait du surplace à 1,346 milliard d’euros. Le résultat brut d’exploitation s’affichait l’année dernière à 680,6 millions. La banque va distribuer à ses actionnaires un dividende total de 174,86 millions d’euros, dont 59,45 millions à l’État luxembourgeois.

BGL BNP Paribas a dégagé en 2014 un résultat net part du groupe en hausse de 2% par rapport à l’exercice précédent à 342,5 millions d’euros, part du groupe (-6% à 429,7 millions pour le résultat net). Un résultat qui témoigne, selon ses dirigeants, de «la bonne performance des quatre métiers de la banque».

La banque va distribuer à ses actionnaires un dividende total de 174,86 millions d’euros, dont 59,45 millions à l’État luxembourgeois, qui détient 34% du capital.

Le résultat brut d’exploitation s’affichait l’année dernière à 680,6 millions.

Le produit net bancaire a fait du surplace à 1,346 milliard d’euros dont 1,094 milliard de marge nette d'intérêts. Les produits nets de commissions ont reculé de 2% l'année dernière par rapport à 2013, sous l'effet de la diminution des actifs sous gestion au niveau de la banque de détail et suite au départ des clients non résidents. 

Bonne collecte de dépôts auprès des entreprises

Le produit net bancaire a été affecté, selon le rapport annuel, à hauteur de 52 millions d'euros par des corrections de valeur enregistrées sur la participation de la banque dans BNP Paribas Investment Partners.

La banque de détail et des entreprises, principal pilier de l’établissement, a vu ses encours progresser de 1,4% par rapport à 2013. Ce qui s’explique d’abord par une «bonne progression» des crédits immobiliers. Les dépôts se sont affichés en hausse de 3,6%, «avec une importante collecte sur les entreprises».

Le métier de «wealth management», qui s’appuie sur le segment des grandes fortunes internationales, et non plus sur les petits clients qui avaient fait la fortune de la Place dans les années 1990 et 2000, n’a pas démérité, même si le niveau des avoirs n’a progressé que légèrement.

Les avoirs nets de capitaux des grandes fortunes sont en progression de 18%. «Le modèle fonctionne», s'est félicité Carlo Thill, président du comité de direction de la banque, lors de la conférence de presse.

Le rapport annuel de la banque mentionne que le segment des Ultra High Net Worth Individuals, c'est-à-dire des clients avec des actifs sous gestion dépassant les 25 millions d'euros, représente désormais plus de la moitié des actifs sous gestion.

Banque la mieux capitalisée

La troisième activité de BGL BNP Paribas, le Corporate et la banque d’investissement (notamment les activités de structuration pour les clients institutionnels), est restée «solide» en 2014.   

Quatrième pilier de la banque, l’activité de leasing international est jugée «satisfaisante» du côté de la croissance des encours et des taux de marge.

Les frais de gestion se sont affichés en baisse de 6% à 666,1 millions d’euros. «Hors éléments exceptionnels, les dépenses restent maîtrisées avec une faible hausse de 0,3%», note le communiqué de la banque.

Le ratio de solvabilité s’élevait au 31 décembre 2014 à 22,8%, selon les normes de Bâle III, largement au-dessus du minimum réglementaire qui est fixé à 10,5%. Les fonds propres de la banque part du groupe se sont affichés à 5,2 milliards d’euros. «BGL BNP Paribas reste la banque la mieux capitalisée au Luxembourg», se sont félicités ses dirigeants jeudi lors de la conférence qui a suivi l’assemblée générale.

Carlo Thill s'est dit extrêmement optimiste pour 2015. 

Le dirigeant a par ailleurs salué l'initiative de la CSSF prise fin mars à travers une circulaire qui demande aux banques luxembourgeoises de se montrer proactives dans la lutte contre l'évasion fiscale. «La CSSF prend la même posture que la nôtre, il y a quelques années. Nous ne pouvons pas nous permettre, comme pays, des dommages au niveau de la réputation. Il faut se mettre dans une logique de transparence et de déontologie. cette initiative de la CSSF est tout à fait salutaire et appréciée, même si nous aurions espéré que ce soit plus tôt. Mais elle l'a fait», a déclaré M. Thill.