POLITIQUE & INSTITUTIONS

Après deux jours de séminaire à Mondorf

Bettel regarde droit devant lui



Pendant deux jours, le gouvernement a fait le bilan à presque mi-mandat et dressé ses priorités. (Photo: SIP - Luc Deflorenne)

Pendant deux jours, le gouvernement a fait le bilan à presque mi-mandat et dressé ses priorités. (Photo: SIP - Luc Deflorenne)

Le gouvernement s’est réuni mardi et mercredi pour définir ses priorités des prochains mois, sans trop s’attarder sur les sondages ni s’apitoyer sur son bilan. Xavier Bettel compte présenter la réforme fiscale au plus tard lors de son discours sur l’état de la Nation.

Le Premier ministre assure qu’il a encore du temps pour mener à bien les réformes inscrites dans le programme du gouvernement DP-LSAP-Déi Gréng de décembre 2013. Il est encore là pour trois ans et il faudra compter sur sa présence aux législatives de l’automne 2018, a-t-il déclaré mercredi lors d’un point presse qui a suivi la session annuelle informelle du conseil de gouvernement à Mondorf ces mardi et mercredi. Xavier Bettel a annoncé qu’il sera candidat en 2018. Reste à savoir si ce sera à sa propre succession ou sur les bancs de la Chambre des députés.

Autre annonce faite: la réforme fiscale pour les familles, les personnes physiques et les entreprises sera annoncée «au plus tard» lors de son discours sur l’état de la Nation, soit le 26 avril prochain à la Chambre des députés.

Les calculs sont terminés, a indiqué le Premier ministre, sans fournir le moindre indice de la direction de cette réforme qui entrera en vigueur le 1er janvier 2017, sinon que les classes moyennes y gagneront en équité et que les entreprises ne perdront pas en compétitivité.

Référendum pour début 2018

Le gouvernement disposerait, selon lui, d’une bonne marge de manœuvre pour faire cette réforme grâce aux mesures d’économies budgétaires réalisées dans le cadre du Zukunftspak. La croissance est au rendez-vous (5,4% au troisième trimestre sur 12 mois), faisant mentir les sombres prophéties du CSV selon lesquelles la hausse du PIB ne pourrait plus dépasser les 2 à 3% au Luxembourg. «Si, le Luxembourg peut le faire» (une croissance de l’ordre de 5%, ndlr), s’est félicité le Premier ministre.

Il a présenté un bilan flatteur de l’action du gouvernement et égrainé les priorités pour 2016, parmi lesquelles le dossier de la flexibilité du temps de travail sur lequel un accord se profile, qui devra être entériné par une tripartite, si les choses se passent bien entre les partenaires sociaux.

Le chef du gouvernement a par ailleurs levé les doutes sur la tenue du second référendum sur la réforme de la Constitution. La consultation populaire interviendra «dans les premiers mois de 2018», a assuré Xavier Bettel, et associera l'Université du Luxembourg et les centres de recherche.