Le ministère des Finances a envoyé vendredi après-midi un communiqué indiquant qu’il «prend acte de la décision de Henri Grethen de retirer sa candidature à la présidence du conseil d’administration de la Banque et Caisse d’Épargne de l’État» et qu’il «regrette cette décision, tout en exprimant son respect pour ce choix personnel de Henri Grethen». Victor Rod doit donc prolonger son mandat à la tête de la Spuerkeess.
Le doute exprimé par Henri Grethen devant la presse il y a deux semaines semble donc s’être confirmé. Le membre luxembourgeois de la Cour des comptes européenne avait évoqué une entrevue étrange avec le comité de la Banque centrale européenne, selon la procédure consacrée pour pourvoir les postes suprêmes de banques systémiques dans la zone euro.
Son absence de diplôme avait notamment été soulignée, tout comme son statut de néophyte dans le secteur bancaire.
Henri Grethen conserve donc son poste à la Cour des comptes européenne, qu’il occupe depuis 2008 et dont le mandat court jusqu’en 2019. Par ricochet, c’est tout le montage imaginé par le gouvernement pour satisfaire les envies européennes de Nicolas Schmit tout en pourvoyant la présidence du conseil d’administration de la BCEE qui s’effondre.
Le ministre du Travail, qui avait fait carrière dans la diplomatie jusqu’à son entrée au gouvernement en 2004, était intéressé par le poste au Kirchberg, après avoir été privé de Commission européenne en 2014 par l’élection d’un certain Jean-Claude Juncker à sa tête. Il s’était livré au jeu du bilan dans une récente interview à Paperjam.
Les deux intéressés n’étaient pas joignables vendredi.