COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Nouveau média francophone

Baptême du feu pour L'essentiel Radio



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À compter de ce lundi 22 février 2016, L'essentiel Radio émet sur le 107,7, avec pour objectif officiel «d'informer et de divertir». (Photo: Marion Dessard)

La nouvelle radio francophone débute ses programmes ce lundi à 9h45. Immersion dans les coulisses de la station émettant sur le 107,7 avec Julien Pinon, son directeur des programmes.

M. Pinon, quelle était l’idée de base du projet et son historique?

«Ce projet faisait déjà rêver depuis pas mal de temps car le français est la seule langue officielle qui n’était pas encore représentée sur les ondes au Luxembourg. Il y a eu des projets par le passé, comme celui de RTL2 (dont Julien Pinon était chef de projet, ndlr), mais cela n’a pas abouti. L’Alia a donc décidé de réattribuer toutes les fréquences. Nous avons donc obtenu la 107,7, qui est une fréquence à haut rendement et à niveau national.

Mais une fréquence qui n’en est pas pour autant parfaite, puisque ne couvrant pas tout le territoire…

«Cette fréquence a fait l’objet de pas mal de convoitises, surtout de par son emplacement initial, qui est à Blaschette; elle ne couvrait ni Luxembourg-ville, ni les régions intéressantes du point de vue des francophones. À savoir le Sud. Nous avons une couverture moyenne, mais nous couvrons très bien tout Luxembourg-ville, idem en direction d’Esch et Dudelange. Ça passe aussi jusqu’à Arlon et plus ou moins jusque Volmerange-les-Mines.

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Selon les informations qui ont été communiquées jusqu’à présent, les équipes en place seront assez réduites. Pouvez-vous détailler?

«Il y aura deux journalistes pour effectuer les flashs info, du lundi au vendredi. Sachant qu’il n’y aura pas des infos toutes les demi-heures non plus, seulement lors des tranches animées, c’est-à-dire entre 6-10h, 12-14h et 16-20h. Entre ces plages, il y aura un flash info toutes les heures. C’est un rythme faisable et humain. Les gens qui ont été retenus ont été briefés, ils savent que c’est un projet qui débute...

Parmi les autres recrues figurent d’anciens animateurs de Lor’FM, de la RTBF et de RTL. Quel sera leur rôle?

«Il y aura donc trois tranches horaires animées, celle du morning, celle du midi et celle du soir. Pour commencer en tout cas. Celle du soir, par exemple, sera animée par Jean-Luc Bertrand. Nous avons développé ensemble plusieurs concepts repris de la ligne éditoriale du journal, à savoir «droit au but». Des rubriques courtes, rapides et qui s’adressent à tout le monde. Mais Jean-Luc, comme tous les autres, ne sera pas mis en avant, ce sera l’émission qui le sera.

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À quoi doivent donc s’attendre les auditeurs?

«Au niveau de l’information, il y aura toutes les heures pile, aux horaires de grande écoute, les gros titres de l’actualité nationale et internationale. Les flashs de H+30 minutes seront consacrés à l’actualité de la Grande Région. On fait la différence entre les deux actualités pour pouvoir en mettre plus, sans être redondants. Les flashs dureront quatre minutes à 'l’heure zéro' et entre deux et trois minutes à 'l’heure 30', auxquels viendront s’accrocher la météo et l’info route. Aux heures de pointe, l’info route sera donnée tous les quarts d’heure par l’ACL qui nous réserve la primeur de l’information sur la Grande Région. L’antenne sera occupée du lundi au vendredi de 6h à 20h, et le reste du temps ce sera de la musique.

Quelles sont les cibles de la nouvelle radio?

«Nous sommes d’abord et avant tout une radio luxembourgeoise, en français certes, mais luxembourgeoise. Nous nous intéressons d’abord aux résidents, même si les frontaliers vont nous écouter. Quand on parlera du Premier ministre, ce ne sera pas de Valls mais bien de Bettel.

De la musique pop-rock-électro pour les jeunes urbains actifs.

Julien Pinon, directeur des programmes de L'essentiel Radio

Comme L’essentiel, L’essentiel Radio sera financée à 100% par la publicité. À quel volume faut-il s’attendre toutes les heures?

«Difficile à dire pour l’instant. L’intérêt des annonceurs est pour le moment assez positif, mais c’est le début aussi. C’est à nous de faire nos preuves, car certains annonceurs vont forcément attendre avant de s’engager. Le maximum de publicité autorisée est de 144 minutes par 24 heures, ce qui fait une moyenne de six minutes par heures, avec possibilité d’atteindre huit minutes aux heures de grande écoute. À condition toutefois de respecter les 144 minutes, et donc de passer moins de publicité aux heures creuses. C’est la même chose pour toutes les radios.

Et qu’en sera-t-il en ce qui concerne la programmation musicale?

«Elle sera pop-rock-électro à destination des jeunes urbains actifs. On va essayer de se démarquer, car les gens en ont marre d’entendre toujours la même chose à la radio. Donc on va tenter de faire quelque chose de plus diversifié: on aura des groupes luxembourgeois, mais je ne garantis pas d’avoir des groupes luxembourgeois en luxembourgeois. Du moins pas tout de suite. Mais en français ou en anglais, oui.

Quid de la programmation du week-end?

«Ce sera du 'voice track', c’est-à-dire de l’enregistré. Il n’y aura pas de news le week-end, dans un premier temps. Au total, l’équipe est composée de deux journalistes, présents du lundi au vendredi et éventuellement le week-end en cas d’attentats ou d’actualité brûlante, de cinq animateurs, dont un pour le week-end, et d’une demi-douzaine de chroniqueurs.»