POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Aux "non' de la loi

Aux "non' de la loi



Paperjam

Une loi se destine à légiférer. Si elle permet certaines choses, elle en défend d'autres. Celle vouée au commerce électronique ne fait pas exception à la règle. Et ne remporte pas l'unanimité. C'aurait été étonnant. Réactions à chaud.

Peut-être est-ce le fait que toutes les parties concernées ont dû l'attendre trop longtemps. Toujours est-il que la célèbre loi censée régulariser le commerce électronique fait jaser dans les chaumières.Trop tard disent les uns, trop fourre-tout, les autres. Le fait que le Ministre en charge ait organisé une conférence de presse en pleine période estivale n'a fait que rajouter de l'huile sur le feu.

Certains réfracteurs n'hésitaient pas à prétendre qu'attendre que tout le monde soit parti en vacances pour lancer le message fut une astuce stratégique de plus pour évincer d'office la majorité de ceux qui crient trop fort. D'autant plus qu'à la conférence en question, Monsieur Grethen déclara être conscient du fait que le texte pouvait présenter des lacunes et qu'il serait le dernier à refuser d'éventuelles mises à jour.

Là encore, ce qui pourra paraître aux uns comme un désir de perfectionnement ne sera pour d'autres qu'une preuve de doute ou de faiblesse.

Or, une chose ne peut être niée. La loi sur le commerce est enfin adoptée et donne une base sérieuse à une nouvelle forme de commerce qui va révolutionner durant les années à venir notre façon de nous approvisionner en produits et services.

Si bon nombre de sujets fondamentaux censés faire partie de cette base restent à l'heure sans réponse, nous avons tenu à donner la parole à ceux qui sont déjà concernés par la loi, ainsi qu'à une institution neutre. Afin que le point soit fait sur la situation actuelle au Luxembourg, mais aussi pour présenter les nouveaux chantiers sur lesquels le législateur, les administrations, les autorités européennes et les acteurs de la nouvelle économie devront se pencher tout prochainement.

 

Ouvrons donc le débat avec les prises de position de la Chambre de Commerce, de Gary Kneip représentant l'Association des Profession-nels de la Société de l'Infor-mation (APSI) qui n'a pas hésité d'inclure les réflexions d'un avocat, maître Thierry Reisch, dans son avis, ainsi qu'avec le point de vue en résumé d'un journaliste spécialisé, Pascal Tesch.

Il ne restera plus qu'à confronter les sceptiques et les officiels d'ici peu pour arrondir les angles. Nous espérons avoir livré, grâce à notre article, une bonne base de discussion.