PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS
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Private equity

Auprès de l’économie réelle



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«Nous voyons le private equity comme un outil de financement, ainsi qu’un support à l’activité économique.» explique Jérôme Wittamer, président de la LPEA. (Photo: Maison Moderne)

La LPEA (Luxembourg Private Equity & Venture Capital Association) organise cette année sa deuxième grande conférence, le 25 avril à la Philharmonie. Une occasion de revenir sur un secteur qui pèse de plus en plus lourd et qui gère plus de 400 milliards d’euros depuis le Luxembourg. 

L’activité «private equity» est une activité du secteur financier qui est en croissance permanente au Luxembourg. Les actifs sous gestion ont doublé depuis le début de la décennie, de 200 à 400 milliards d’euros.

Forte du succès de la première édition, la LPEA va remplir très largement la Philharmonie cette année encore, et notamment avec des acteurs qui ne travaillent pas directement dans le «private equity», comme les banquiers privés et autres gestionnaires de fortune, preuve que le secteur intéresse au-delà du premier cercle d’initiés. Il faut dire qu’il se porte à merveille, comme l’indique la recrudescence de 25 % de l’activité enregistrée pour l’année 2017, ce qui représente environ 500 millions d’euros. 

Il est fondamental d’amener de nouveaux profils venant de Londres, Munich ou de plus loin encore.

Jérôme Wittamer, président de la LPEA.

Cette augmentation de l’activité se traduit également en matière d’emplois, avec des profils très spécialisés que l’on trouve plus difficilement sur le marché du travail luxembourgeois: «Nous avons 700 postes non pourvus actuellement, explique Jérôme Wittamer, président de la LPEA. Il y a une stabilisation en matière de demandes. Nous sommes donc obligés d’aller chercher les gens à l’étranger, plutôt que d’aller braconner chez la concurrence. Il est de toute façon fondamental d’amener de nouveaux profils venant de Londres, Munich ou de plus loin encore.» Selon la LPEA, le «private equity» représente plus de 6.000 emplois au Luxembourg. Quant aux sociétés d’investissement, le LPEA en recense près de 170, contre seulement une dizaine il y a 10 ans. Dont 13 qui comptent parmi les plus grands acteurs mondiaux. De quoi donner le sourire à Jérôme Wittamer, pour qui l’industrie du «private equity» est celle qui se développe le mieux actuellement sur la Place luxembourgeoise. Le secteur veut se positionner comme un acteur incontournable de l’économie réelle, au vu du message porté cette année par la thématique de la conférence, «Building the real economy». 

Un soutien aux entreprises

Le «private equity» est là pour soutenir les entreprises, et notamment celles qui sont innovantes: «Nous voyons le ‘private equity’ comme un outil de financement, ainsi qu’un support à l’activité économique, indique Jérôme Wittamer. Cela permet à de nouvelles entreprises de se développer, et aux autres de pouvoir s’étendre à l’international. Nous voulons cependant garder un lien important avec l’économie réelle.»  Au-delà de l’économie réelle, le private equity privilégie les entreprises qui ont misé sur l’innovation. Ainsi, 12 % des brevets en Europe sont détenus par des sociétés qui sont financées par des «private equity», un chiffre qui n’est en rien dû au hasard selon Jérôme Wittamer: «Les ‘private equity’ sont en nette expansion, +7 % par rapport aux autres modes de financement des entreprises. C’est un signe de la bonne vitalité du secteur.»