POLITIQUE & INSTITUTIONS

Avant-projet de loi

Au moins 40% de femmes sur les listes électorales



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Les femmes devront représenter au moins 40% des candidats aux prochaines élections législatives et 50% aux européennes, selon le texte présenté par Lydia Mutsch. (Photo: Olivier Minaire/archives)

L’avant-projet de loi présenté mardi par le ministère de l’Égalité des chances prévoit une «étape historique pour l’égalité entre hommes et femmes dans la prise de décision politique» via l’instauration de quotas pour les élections législatives et européennes.

Adoptée en conseil de gouvernement le 23 septembre dernier, la décision d’imposer aux partis politiques la présence de 40% de femmes sur les listes électorales pour  les élections législatives - et 50% pour les élections européennes - a été explicitée mardi par Lydia Mutsch (LSAP), ministre de l’Égalité des chances.

La mesure, présentée comme «une étape historique pour l’égalité entre hommes et femmes dans la prise de décision politique», prévoit donc l’instauration de quotas obligatoires pour les partis politiques. Le non-respect de la mesure entraînant des sanctions financières. Actuellement, seules 17 femmes siègent à la Chambre des députés. Soit un taux de représentation politique au niveau national inférieur à 30%. Au niveau communal, ce chiffre tombe sous la barre des 25%.

Autre aspect de l’avant-projet de loi mis en avant par Lydia Mutsch: la nécessité du «respect de l’égalité entre hommes et femmes sur le marché du travail [qui] constitue un réel facteur de compétitivité». Un principe qui va se traduire par la modification de plusieurs aspects du code du travail afin de simplifier «la procédure d’aide financière en cas d’embauche d’un travailleur du sexe sous-représenté», de préciser les conditions d’accès à cette aide et enfin «l’inscription du principe de l’égalité de salaire entre hommes et femmes».