POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Accord de libre-échange

Asselborn pour un TTIP «cadré» après le Ceta



Pour Jean Asselborn, les négociations pour un accord de libre-échange avec les États-Unis doivent reprendre à l’issue des élections américaines du 8 novembre. (Photo: paperJam / Archives)

Pour Jean Asselborn, les négociations pour un accord de libre-échange avec les États-Unis doivent reprendre à l’issue des élections américaines du 8 novembre. (Photo: paperJam / Archives)

Après le Ceta, il est temps de reprendre les négociations du TTIP, estime Jean Asselborn pour qui un accord mixte mêlant les compétences de la Commission et celles des parlements nationaux ne doit plus être un objectif.

Alors que certains responsables européens ont réclamé il y a déjà plusieurs semaines l’arrêt des discussions relatives au traité de libre-échange transatlantique (TTIP) entre l’Union européenne et les États-Unis, le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, s’est lui, au contraire, déclaré en faveur de leur poursuite.

Dans la foulée de la signature – ce dimanche – de l’accord de libre-échange avec le Canada (Ceta), Jean Asselborn a plaidé dans les colonnes du Welt am Sonntag pour la poursuite des négociations relatives au TTIP, mais sous certaines conditions et en fonction des leçons tirées du Ceta et du blocage de dernière minute de sa signature par les autorités wallonnes.

Pour le ministre des Affaires étrangères, un nouveau départ «cadré» devra dès lors être donné au TTIP après les élections américaines du 8 novembre.

Par «cadré», Asselborn entend un mandat confié à la Commission européenne selon un processus public qui devra définir quelles parties de l’accord à trouver relèveront de sa seule compétence.

Car, pour le ministre des Affaires étrangères, «il faut abandonner l’objectif de parvenir à des accords mixtes».

«À l’avenir, il faudra clarifier quelles parties relèvent de la compétence européenne et lesquelles relèvent des parlements nationaux», a-t-il indiqué, soulignant que la combinaison actuelle de ces deux formules lui paraissait «nuisible».