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Sidérurgie

Ascometal à nouveau proche du dépôt de bilan



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La procédure de dépôt de bilan serait synonyme de licenciements pour les salariés du groupe, dont ceux du site d’Hagondange, en Moselle. (Photo: Ascometal)

Trois ans et demi après avoir été placé en redressement judiciaire, le spécialiste français des aciers longs spéciaux devrait se déclarer en cessation de paiement dans les jours à venir. Les salariés du site d’Hagondange se trouvent en première ligne.

Même cause, même conséquence. Trois ans et demi après avoir été placé en redressement judiciaire en raison de la baisse de l’activité dans le secteur du gaz et du pétrole, Ascometal, sidérurgiste spécialiste des aciers longs qui emploie quelque 1.550 salariés en France, devrait déposer le bilan en début de semaine prochaine, selon les informations du Figaro. Lestée d’une dette de 40 à 50 millions d’euros, l’entreprise qui possède cinq sites en France – dont les aciéries de Dunkerque (Nord), Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Hagondange (Moselle) – n’est pas parvenue à trouver de repreneur.

Dans les faits, la holding de tête, Ascometal SAS, ainsi que l’entité opérationnelle, Asco Industries, vont se déclarer en cessation de paiement, ce qui doit entraîner leur placement en redressement judiciaire. L’ancienne filiale d’Usinor, propriété actuelle d’un consortium impliquant trois fonds d’investissements anglo-saxons, le sidérurgiste suédois Ovako et plusieurs actionnaires individuels pourrait toutefois être reprise par le groupe suisse Schmolz-Bickenbach qui a indiqué lundi, être en phase d’analyse.