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Résultats

ArcelorMittal s’attend à une fin d’année difficile



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Lakshmi Mittal (ArcelorMittal): «Pour le quatrième trimestre, nos prévisions restent prudentes…» (Photo: Etienne Delorme/archives)

Le numéro un mondial de la sidérurgie a enregistré une hausse de 48% de son résultat net au troisième trimestre. Mais l’utilisation des capacités a reculé sous l’effet d’un ralentissement saisonnier, notamment en Europe.

Les résultats d’ArcelorMittal ont déçu. Une heure après le début des cotations, l’action du groupe établi au Luxembourg s’inscrivait en recul de 4,5% à 23,89 euros. Le résultat net a bondi de 48% au troisième trimestre par rapport à la même période de l’année dernière pour atteindre 1,350 milliard de dollars (environ 960 millions d'euros).

Mais les investisseurs s’attendaient à mieux. «Au troisième trimestre, nos performances se sont situées dans la fourchette basse de nos prévisions, dans un contexte de diminution saisonnière des volumes, d’affaiblissement des prix au comptant et des coûts plus élevés», a commenté le CEO Lakshmi Mittal.

Différences régionales

Le dirigeant s’attend également à une fin d’année difficile: «Pour le quatrième trimestre, nos prévisions restent prudentes, étant donné que les prix des facteurs de production continuent de se répercuter sur l’activité et que la demande reste modérée, avec toutefois des différences régionales.» Au cours du dernier trimestre de l’année, le groupe prévoit un Ebitda compris entre 1,5 et 1,9 milliard de dollars (entre 1,07 et 1,35 milliard d'euros).

«Les prix de vente moyens et l’Ebitda/tonne devraient baisser tandis que les taux d’utilisation des capacités devraient rester stables. Les coûts opérationnels devraient afficher une hausse par rapport au troisième trimestre 2010, sous l’effet de la hausse des prix des matières premières.»

Pour le troisième trimestre, le groupe a fait état d’un recul à 71% de l’utilisation des capacités, contre 78% au deuxième trimestre. ArcelorMittal explique ce phénomène par un «ralentissement saisonnier, principalement ressenti en Europe».