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Cession

ArcelorMittal Dudelange cédé à Liberty House Group



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Le site de Dudelange produit des aciers galvanisés, notamment pour le secteur automobile. (Photo: Maison Moderne / Archives )

ArcelorMittal a obtenu un accord ferme de la part du groupe britannique Liberty House Group pour la reprise du site de Dudelange. L’ensemble des sites cédés dans le cadre du rachat du sidérurgiste italien Ilva sera donc entre les mêmes mains.

ArcelorMittal a trouvé un accord avec Liberty House Group pour la vente du site de Dudelange. Le groupe industriel britannique, fondé en 1992 par Sanjeev Gupta, est spécialisé dans la production et le recyclage d’acier et d’aluminium.

La vente de Dudelange, exigée par l’Union européenne dans le cadre du rachat du groupe sidérurgique italien, se fera en même temps que celle de lignes de galvanisation sur le site de Liège, en Belgique.

Le 12 octobre dernier, ArcelorMittal avait déjà signé un accord avec Liberty House Group pour les quatre autres sites européens proposés à la vente par le leader mondial de la sidérurgie dans le cadre du même dossier. Il s’agissait alors de sites en République tchèque, en Roumanie, en Macédoine et en Italie.

Dans un communiqué, ArcelorMittal estime avoir tenu compte de la préférence de la Commission européenne pour un acquéreur unique. Jusqu’à présent, c’est pourtant le nom du groupe allemand Salzgitter qui avait été le plus fréquemment cité pour la reprise de Dudelange.

Les syndicats, de leur côté, s’inquiètent du profil du repreneur: «Depuis 2015, Liberty House Group se développe à une vitesse vertigineuse et inexplicable! En 4 ans, le groupe est passé de 1.500 salariés à environ 26.000 salariés. Un développement qui suscite l’inquiétude au vu de la nappe épaisse de brouillard présente sur l’origine des fonds financiers permettant cette ascension fulgurante!», pointe le LCGB dans un communiqué ce vendredi.

La vente des différents sites ne sera toutefois effective que lorsque le groupe basé au Luxembourg aura effectivement pu signer l’accord de reprise du groupe Ilva. L’accord négocié au printemps a en effet été reconsidéré par le nouveau gouvernement italien, qui a exigé d’ArcelorMittal de nouvelles garanties au niveau de l’emploi. Ce qu’il a obtenu.