ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Économie du numérique

Après Netflix, Kabam et Zynga s’en vont



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Les sociétés américaines actives dans le numérique quittent le pays. La question fiscale est mise hors de cause.

À la demande du CSV, le départ de Netflix devait être évoqué ce lundi après-midi en Commission parlementaire de l’Économie. Étienne Schneider, ministre de tutelle, est ainsi revenu sur le départ annoncé du quartier général européen du groupe de vidéo en ligne, mais a également évoqué l’exil de deux Américaines du numérique, elles, actives dans le e-gaming, Kabam (Dragons of Atlantis par exemple) et Zynga (Farmville).

Pour le ministre LSAP, les causes du départ de ces sociétés, évoqué sur les ondes de 100,7 dans l’après-midi, ne doivent pas être recherchées dans les changements de fiscalité indirecte qui s’opéreront l’année prochaine. Netflix sera soumise au même régime TVA aux Pays-Bas. Et Kabam n’ignorait pas le traitement fiscal de ses jeux en ligne à l’horizon 2015 lors de son installation, en juin 2011. Pour l’heure, impossible de savoir combien la société employait de personnes au Grand-Duché. Sa ligne téléphonique n’était pas ouverte en fin d’après-midi.

De Kabam au Canada

Le gouvernement explique davantage ces décisions par des soft factors comme les connexions aériennes de capitale batave ou encore une réserve de recrutement plus dense. S’il est difficile de multiplier les vols directs vers les États-Unis depuis le Findel, le ministère de l’Économie réfléchit à une solution de rétention de la main-d’œuvre qualifiée inspirée d’une pratique canadienne découverte lors d’une récente mission économique. Des passeports sont délivrés aux diplômés qui trouvent un emploi dans une université du pays où ils ont suivi des cours. Selon une source proche du dossier, cet outil aurait un intérêt dans la mesure où beaucoup de sociétés d’e-gaming sont d’origine asiatique.