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Actions US: un «élastique» plutôt qu’une «bulle»



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Crédit Photo: M&G

À tous égards, le marché boursier américain a signé un parcours remarquable depuis son point bas touché au moment de la crise financière. Selon certains indicateurs, la longue période de hausse du cours des actions depuis 2009 a été le cycle haussier le plus long de l’histoire.

L’indice de référence S&P 500 représentatif des plus grandes sociétés cotées américaines a continué de voler de record en record. Sans surprise, de nombreux observateurs et investisseurs se demandent combien de temps encore cela va continuer, et si les actions américaines sont à présent surévaluées.

Certains segments du marché apparaissent inévitablement trop onéreux, mais je ne qualifierais pas le marché actions américain de «bulle» à ce jour. Si l’on compare uniquement les cours des titres aux bénéfices par action prévisionnels, les valorisations au sein de l’indice S&P 500 sont beaucoup moins ambitieuses qu’elles ne l’étaient au moment de la bulle technologique de la fin des années 1990.

Non, je décrirais plutôt le marché actions américain comme un «élastique».

 

Une période difficile pour les actions «value»

La dernière décennie a sans conteste récompensé les investisseurs aux États-Unis, mais les fruits de la hausse des actions n’ont pas été également partagés.

Les investisseurs qui adoptent une approche «value» – laquelle privilégie les opportunités parmi les titres aux valorisations moins élevées – n’ont généralement pas été aussi bien lotis que ceux qui investissent dans des entreprises qui offrent apparemment des bénéfices et une croissance plus stables. Alors que ces valeurs de «qualité» sont, par définition, mieux valorisées, elles ont cependant continué de s’apprécier davantage que les titres «value».

Plusieurs raisons expliquent cela. Tout d’abord, j’avancerais que les investisseurs ont généralement privilégié les entreprises qui semblaient présenter un moindre risque de déception ou d’échecs. Il se sont de surcroît tournés vers les actions offrant des niveaux de rendement stables – dites «à profil obligataire» – dans un contexte de taux bas.   

Plus récemment, les géants du secteur des technologies, tels qu’Amazon et Microsoft, ont stimulé la performance du marché. Beaucoup d’investisseurs considèrent que ces entreprises affichent de bonnes perspectives et les plébiscitent de plus en plus au sein de leurs investissements – les anticipations de croissance durable se reflétant dans le cours de ces actions.

De ce fait, les écarts entre les cours des sociétés américaines les plus prisées et celles délaissées se sont creusés. Actuellement, l’écart de valorisation entre les actions les moins chères et les plus chères aux États-Unis atteint son plus haut niveau depuis 30 ans.

De ce point de vue, l’élastique - cet écart de valorisation - me paraît très tendu.

 

L’élastique va-t-il se rétracter brusquement?

Tout cycle haussier finit par s’essouffler lorsque l’optimisme des investisseurs fléchit, entraînant une normalisation des prix des actifs. 

Je n’insinue d’aucune manière que le marché actions américain va se retourner – au contraire, je suis globalement optimiste à l’égard des perspectives à moyen terme des actions américaines – mais nous devons être conscients des écueils et des incertitudes potentiels qui pointent à l’horizon. La Réserve fédérale relève les taux d’intérêt aux États-Unis, tandis que l’inflation et les droits de douane pourraient y faire grimper les prix à la consommation et peser sur les marges bénéficiaires des entreprises américaines.

Si, pour quelque raison que ce soit, le sentiment des investisseurs venait à évoluer, les actions affichant des valorisations ambitieuses se révèleront, selon moi, les plus vulnérables à un repli du marché. En revanche, les entreprises dont le cours reflète un avenir plus incertain devraient en toute logique être moins affectées par une évolution des perspectives du marché.

Bien entendu, le potentiel de valeur que recèlent les actions d’une entreprise dépendra de ses propres mérites. De nombreux titres sont sanctionnés pour de bonnes raisons, mais, à mon avis, d’autres sont injustement délaissés. D’après moi, c’est précisément parmi les entreprises dont les perspectives sont sous-estimées que les investisseurs «value» pourront identifier des opportunités à long terme.  

Il est toujours bon de remettre en question les hypothèses courantes. Les valorisations «élastiques» que l’on observe actuellement sur le marché actions américain devraient à mon sens offrir aux investisseurs l’occasion d’une réflexion.

 

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