POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Libre-échange

Accord historique entre l’UE et le Japon



L’accord commercial entre l’UE et le Japon est synonyme d’une zone économique de 600 millions d’habitants qui représentera environ 30% du PIB mondial. (Photo: Commission européenne / archives)

L’accord commercial entre l’UE et le Japon est synonyme d’une zone économique de 600 millions d’habitants qui représentera environ 30% du PIB mondial. (Photo: Commission européenne / archives)

Près de six mois après s’être entendues sur un accord de principe, les deux puissances économiques ont annoncé vendredi la finalisation du document qui supprimera la quasi-totalité des barrières douanières sur leurs échanges commerciaux.

C’est un nouveau succès pour la commissaire européenne au Commerce extérieur, Cecilia Malmström, qui s’est positionnée depuis le début de son mandat comme la plus fervente supportrice du libre-échange.

Bruxelles vient en effet d’annoncer que l’accord de principe, qui avait été signé dans ce sens avec le Japon au mois de juillet, vient d’être finalisé, comme prévu dans l’agenda initial que s’étaient fixé les deux parties.

L’accord commercial entre l’UE et le Japon, qui se résume par la suppression quasi totale des barrières douanières, va créer une zone économique de 600 millions d’habitants et représentera environ 30% du PIB mondial. Il s’agit de l’un des partenariats commerciaux les plus importants à ce jour.

Le chemin vers ce résultat avait été «pavé» par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, tient à préciser la Commission européenne dans son communiqué.

«L’UE et le Japon envoient un message fort en faveur d’un commerce ouvert, équitable et fondé sur des règles», a par ailleurs indiqué M. Juncker. Une pique à peine voilée à Donald Trump, qui a choisi depuis le début de son mandat de laisser de côté les négociations que son pays avait commencées avec l’Union européenne en 2013 sur ce sujet. L’accord de libre-échange UE/États-Unis, connu sous les acronymes TTIP ou Tafta, est en effet au point mort depuis le mois de janvier.