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Accenture: tendances globales, embauches locales



Paperjam

Dans les stratégies mondiales, on délocalise. Rien qui contredise Accenture Technology Services, qui mise sur des pools performants et sur une place financière spécifique.

"Nous avons peut-être souffert d'un déficit d'image ou de visibilité", note Jean Faltz, associé chez Accenture à Luxembourg. Symbolique? Les locaux ont beau être plantés sur le boulevard J-F Kennedy au Kirchberg, on les trouve un peu à l'ombre de grosses enseignes de la finance. Le premier métier d'Accenture est, il est vrai, d'accompagner, plutôt que de se mettre en avant. Le consultant mondial - cinq ans sous ce nom mais une quinzaine d'années de présence à Luxembourg (sous le label Andersen Consulting) - s"est notamment spécialisé dans la quête de solutions, pensées très tôt dans le processus de réflexion stratégique. "Nous faisons beaucoup de conseil à Luxembourg, en intégrant nos réflexions et celles de nos clients dans le contexte international où nous avons un maximum d'ancrages". La clientèle, à 85% environ, vient de la place financière.

Accenture met moins les méthodes d'outsourcing en oeuvre au Luxembourg qu'ailleurs sur la planète. "Ici, nous sommes davantage dans le co-sourcing. Ou dans la délocalisation! Tous les gros contrats avec les établissements bancaires ont une composante off-shore. On nous demande de plus en plus de développer ailleurs". Pas de souci local pour autant. "Au Luxembourg, nous travaillons pour de grands groupes que nous accompagnons du haut en bas de la pyramide des consultants. Nous sommes là pour aider l'entreprise à avoir une bonne vision mais aussi pour amener, dans la simplification et l'efficacité, le processus jusqu'à l'exécution et aux résultats réels". L'organisation autour du pôle de compétences luxembourgeois, surtout prisé par les banques belges ou hollandaises, le gros travail en back-office, les centres de paiements, le domaine titres, sont autant de pistes bien réelles. "Je pense que l'on va voir émerger des deals en "hosting applicatives" et des marchés avec des banques de taille plus réduite. Il y a de gros enjeux sur la maintenance de systèmes qui ont été développés de manière ciblée. Et, au niveau des grosses infrastructures, plusieurs groupes évaluent l'opportunité de développer des applications qui pourraient être très intéressantes pour Luxembourg".

ATS (Accenture Technology Services) s"impose dans ce contexte. "L'an passé, nous avons recruté 28 personnes, souligne Jean Faltz. Les deux tiers d'entre elles étaient des nouveaux entrants sur le marché du travail luxembourgeois". Et ce n'est pas fini, puisque Accenture, qui voit émerger des projets en partenariat avec Microsoft, compte engager entre 20 et 30 nouveaux collaborateurs cette année.