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Restaurant

À table avec... Gilles Rod



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Gilles Rod: «Le fonds stART-up destiné aux artistes jusqu’à 35 ans leur permet de lancer un projet et d’aller vers la profes­­sionnalisation» (Photo: Maison Moderne)

Gilles Rod, le directeur de l’Œuvre nationale de secours Grande‑Duchesse Charlotte depuis septembre dernier, passe à table au Fin Gour­mand pour nous présenter ses missions et ses projets dans le domaine de la philanthropie.

Il n’est en poste que depuis deux mois, mais Gilles Rod a déjà une bonne connaissance du secteur social auquel l’Œuvre vient en aide, puisqu’il a longtemps été à la tête du Comité national de défense sociale (CNDS): «Je peux continuer à valoriser mon expérience de terrain et mes contacts.» Notre déjeuner a lieu dans un restaurant qui affichera 30 ans d’existence l’année prochaine et qui est toujours impeccablement tenu par la famille Szele, père et fils, mère et belle-fille. Il n’est donc pas difficile de se laisser faire quand on nous propose le menu de saison, en trois services.

Double mission

Il est important de rappeler que l’Œuvre, fondée en 1944 pour venir en aide aux victimes de la guerre, a une double casquette: «L’établissement public organise les jeux de loterie pour récolter de l’argent et gère la distribution des fonds, soit entre 20 et 30 millions chaque année, qui bénéficient aux secteurs du social, de la culture, du sport, de l’environnement et de la mémoire de la guerre», détaille Gilles Rod, avant d’être interrompu par l’arrivée des entrées. Un cappuccino de cèpes et sa mousse relevée à l’ail, coulis basilic et chapelure de jambon Serrano. Autant dire une soupe crémeuse et onctueuse où le fumé du jambon se marie parfaitement avec le côté terreux du champignon.

Pour l’avenir

Gilles Rod voudrait améliorer la visibilité des projets soutenus. «Nous lançons régulièrement des appels à projets, comme ‘Mateneen’ pour le soutien et l’encadrement des réfugiés ou ‘Yes We Care’ pour l’environnement et l’économie circulaire.» 

En outre, certaines associations reçoivent une dotation récurrente, d’autres pour des projets spécifiques, toujours analysés «en termes d’engagement, de nouveauté et de valeur ajoutée sociétale», précise le directeur quand le plat arrive. Gigue de chevreuil sauce saint Hubert, pommes dauphines et garniture hivernale. Un plat de saison, très goûteux et bien assaisonné.

Il importe aussi à Gilles Rod de créer plus de réseaux entre les bénéficiaires pour qu’ils se connaissent, travaillent ensemble et échangent sur leur expérience. «L’évaluation de l’impact des projets est aussi un point qui me tient à cœur. Nous sommes en train de travailler avec le Liser pour mettre en place des procédures d’évaluation.» 

Des projets cohérents et durables qui apportent une réelle valeur ajoutée pour les bénéficiaires, voilà ce qui est plébiscité.

Le menu laisse le choix entre fromage et dessert

Nous optons pour les fromages affinés, une généreuse assiette de quatre beaux morceaux, bien que l’entremet pistache et citron vert, mascarpone, glace café soit tentant. Avant le café, Gilles Rod tient encore à présenter le fonds stART-up destiné aux artistes jusqu’à 35 ans et qui «leur permet de lancer un projet et d’aller vers la profes­­sionnalisation».