POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Selon Claude Wiseler

À Jean-Claude Juncker de dire ce qu’il fera en 2019



Claude Wiseler, Jean-Claude Juncker et Marc Spautz en octobre 2016. Les trois hommes forts du CSV se reverront-ils plus souvent après 2019? (Photo: Sabino Parente)

Claude Wiseler, Jean-Claude Juncker et Marc Spautz en octobre 2016. Les trois hommes forts du CSV se reverront-ils plus souvent après 2019? (Photo: Sabino Parente)

Le président de la fraction du CSV, Claude Wiseler, ne connaît pas les intentions de Jean-Claude Juncker pour après 2019. Le président de la Commission européenne a annoncé le week-end dernier qu’il ne briguera pas un second mandat.

Pour Claude Wiseler, la question d’un retour de Jean-Claude Juncker dans la politique luxembourgeoise en 2019 «ne se pose pas». Par ailleurs, le président de la fraction du CSV et candidat chef de file estime ne pas être la personne à interroger sur l’avenir du président de la Commission européenne: «Avec tout l’amour et l’amitié que j’ai pour Jean-Claude Juncker, je ne sais comment il voit son avenir.»

Claude Wiseler et son ancien chef de gouvernement ne se seraient pas encore entretenus à ce sujet, «mais on le fera certainement». Quoi qu’il en soit, le candidat du CSV affirme que lorsqu'il cherche le conseil de Jean-Claude Juncker pour devenir le prochain Premier ministre, «ça se passe sans problèmes».

«Il faut déjà le faire»

Claude Wiseler dit par ailleurs ne pas être surpris du choix de Jean-Claude Juncker, car ce dernier l’avait d’ores et déjà annoncé dans la presse luxembourgeoise. Il le comprend également, car vu les soucis et problèmes actuels de l’Union européenne, «son job est vraiment prenant et éprouvant». Et d’ajouter qu’être président de la Commission européenne pendant cinq ans, «il faut déjà le faire».

Selon Claude Wiseler, Jean-Claude Juncker «a tout dit» en pointant du doigt les difficultés dans la prise de décision au niveau européen. Le président de la Commission européenne aurait raison de concentrer désormais tous ses efforts pour améliorer le processus et mettre le Conseil de l’Union européenne devant ses responsabilités.

No cherry-picking

Ces problèmes, le Brexit les illustrerait bien. Étant donné que parallèlement aux négociations entre le Royaume-Uni et l’UE, Londres négociera avec les 27 états membres un à un, l’UE ne serait pas en position de force. Claude Wiseler partage l’analyse de Jean-Claude Juncker selon laquelle le Brexit risquerait de diviser davantage l’Union.

Le président de fraction du CSV insiste sur le fait que l’UE devra assurer les intérêts de l’Union lors des négociations avec Londres: «On ne peut pas permettre le cherry-picking, car cela donnerait l’impression qu’il vaut mieux quitter l’UE plutôt que de participer à une communauté solidaire.»