ENTREPRISES & STRATÉGIES — Immobilier

Institutions européennes

750 postes de bureaux dans la 3e tour de la CJUE



cjue_tour3.jpg

Ente écho et rupture, le nouvel ensemble est aussi signé Dominique Perrault. (Photo: Dominique Perrault Architecture / Adagp)

La troisième tour de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) s’étirera sur deux ensembles, le plus haut culminera à 30 étages. Le projet discuté à la Chambre laisse des marges possibles pour d’autres extensions futures.

Actés pour un montant maximum de 168,7 millions d’euros, les travaux d’extension – la 5e depuis 1972 – de la Cour de justice de l’Union européenne au Kirchberg devraient démarrer dès que le projet de loi encadrant ce nouveau vaste chantier sera évacué et donc validé. Au plus vite, selon les souhaits du ministre du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch, qui a fait le point sur le dossier en commission du développement durable.

Le montant des travaux menés par l’État pour le compte de la CJUE sera remboursé par celle-ci via une indemnité de location-achat qui devrait courir, au plus tard, jusque 2036. La propriété du bâtiment devant être transférée à la Cour à ce moment.

C’est sous le sceau de la continuité que sera bâtie cette troisième tour, puisqu’elle sera le fruit du bureau Dominique Perrault Architecture. Avec 39.750 mètres carrés de surfaces nettes, dont une capacité de 14.850 mètres carrés de surfaces nettes de bureaux, elle pourra accueillir l’équivalent de 750 nouveaux postes de travail.

La nouvelle tour se composera de deux volumes décalés: un premier doré renverra la hauteur et l’image des deux tours déjà construites alors qu’un second volume noir s’étendra sur 30 étages en sa partie la plus haute. Une salle panoramique donnant accès à une terrasse prendra place au 27e étage. Une vue sur la capitale qui promet d'être intéressante.

Marges possibles

Cette nouvelle construction répond aux besoins de la CJUE de rassembler tous ses effectifs sur un même site, indique le projet de loi. Mais le Fonds Kirchberg en charge de l'aménagement urbain du plateau et l’architecte ont souhaité se donner une marge pour l’avenir si, comme ce fut le cas ces dernières années, l’activité de la Cour continuait d’augmenter.

Le Fonds a en effet prévu de modifier le tracé de la rue Charles-Léon Hammes (entre le Jean Monnet et les actuelles deux tours), ce qui élargira le terrain disponible pour les éventuelles futures extensions de la Cour. L’architecte Dominique Perrault a d’ailleurs soumis aux autorités un plan guide allant au-delà de l’insertion de la nouvelle tour – prévue pour 2019 – et de l’extension du parking existant, en comprenant les diverses extensions possibles. Et ce en prenant en considération la démolition et la reconstruction du Jean Monnet devenu vétuste.