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313 milliards ne sont pas de trop



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Le Lëtzebuerger Land se penche sur les origines et les retombées de la crise grecque. (Photo: Land)

Pour la première fois, un État de la zone euro s’est écroulé sous sa dette et l’austérité. Dans sa nouvelle édition, le Lëtzebuerger Land se penche sur les origines et les retombées de la crise grecque.

Les documents distribués cette semaine à la commission des finances et du budget du Parlement luxembourgeois confirment que la dette grecque est insoutenable. Mais officiellement, la Commission européenne, le gouvernement luxembourgeois et l’opposition CSV ne veulent rien entendre et accablent le nouveau gouvernement grec. Tandis que chez nous, les marchés financiers ne semblent pas affectés par la crise, la correspondante du Land à Athènes décrit les angoisses, le désespoir et la détermination des Grecs, qui racontent la réalité quotidienne des «réformes» et des «adaptations» imposées jusqu’à présent par les créanciers du pays.

«Gérer les migrations, ce n’est pas faire la guerre»

Depuis le début des années 1990, 90.000 personnes sont mortes aux frontières de l’espace Schengen, 1.800 noyées en mer Méditerranée depuis le début de cette année. La politologue française Catherine Wihtol de Wenden est une des grandes expertes européennes des migrations internationales. Elle plaide depuis longtemps pour une libéralisation de l’immigration sur le territoire de l’espace Schengen pour enrayer le trafic et les morts. «C’est une bonne chose que le Luxembourg soit désormais en charge de ce dossier – c’est mieux qu’il soit géré par un pays qui a l’habitude d’une présence de quarante pour cent d’étrangers sur son territoire que, par exemple, par la Hongrie sous Victor Orban», dit-elle dans un entretien exclusif au Land.

On s’en sortira, n’est-ce pas?

Il a fallu attendre huit mois, jusqu’à ce que la majorité DP/LSAP/Les Verts accorde au CSV la tenue d’un grand débat sur la politique du logement à la Chambre des députés. Or, quand il avait finalement lieu, mardi après-midi, le point culminant de la discussion était la question de savoir qui porte la responsabilité politique dans le ressort, la ministre Maggy Nagel ou bien le sécrétaire d’État Marc Hansen, qui se voit, en fait, plutôt dans le rôle du facilitateur. Si le CSV reproche au gouvernement d’avoir trop promis, le DP rétorque que ce furent les prédécesseurs dans ce ressort, tous les ministres CSV consécutifs, qui ont «échoué» au ministère du Logement «pendant 35 ans». Mais à nouveau, personne n’osait poser les questions vraiment essentielles, où construire les logements par exemple, ou bien celle concernant le coût pour les caisses publiques. Et bien évidemment non plus celle de savoir s’il ne faudrait pas abolir toutes les aides à l’acquisition et focaliser l’effort public sur la création du logement locatif.