POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Crise des migrants

3,1 millions pour l’Afrique



Le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Nuncker, entourant le Premier ministre de l’Éthiopie, Haile Mariam Desalegn. (Photo: SIP)

Le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Nuncker, entourant le Premier ministre de l’Éthiopie, Haile Mariam Desalegn. (Photo: SIP)

Dans le cadre du Sommet sur les migrations qui s’est tenu à La Valette, le Luxembourg a décidé de contribuer à hauteur de 3,1 millions d’euros au fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique qu’a lancé la Commission européenne.

Le Premier ministre, Xavier Bettel, et le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, ont participé ces mercredi et jeudi au Sommet euro-africain de La Valette, à Malte, consacré aux migrants.

À cette occasion, Xavier Bettel a indiqué que la question des migrations entre les deux continents «est un défi énorme qui exige des solutions durables». Il a aussi souligné qu’«une des priorités sera la lutte contre la migration irrégulière qui existe au détriment des droits de l’Homme et qui ne fait principalement qu’enrichir les réseaux du trafic humain».

S’attaquer aux causes

Le Premier ministre a en outre insisté pour que l’aide au développement joue un rôle primordial dans le processus de stabilisation sur le continent africain: «Sur 10 migrants, huit viennent de pays en développement. Cela démontre toute l’importance de s’attaquer aux causes profondes de la migration et de continuer la lutte contre la pauvreté. Investir dans les personnes, surtout les jeunes, c'est investir dans la prévention et le futur», a-t-il encore déclaré.

Selon Xavier Bettel, le Luxembourg reste attaché à une action «forte et volontariste» et continuera à mobiliser 1% de son revenu national brut pour son aide publique au développement.

Mais le Grand-Duché va également contribuer, à hauteur de 3,1 millions d’euros, au fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, mis en place par la Commission européenne, à l’initiative de Jean-Claude Juncker.

D’un total de 3,6 milliards d’euros, il sera financé à parts égales (1,8 milliard) par Bruxelles et par les États membres. Mais pour l’instant, ces derniers ne se sont engagés que pour 78,2 millions d’euros seulement.