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Tourisme

Navitours va proposer une cave à vin flottante



Navitours va rapatrier le Mosa de Verdun pour le transformer en cave à vin vintage. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Navitours va rapatrier le Mosa de Verdun pour le transformer en cave à vin vintage. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Cave à vin fluviale et petits bateaux électriques: Navitours dévoile ses projets pour attirer la clientèle après la crise du Covid-19. Le premier devrait être en place mi-juillet. Le second attend des autorisations.

Les deux mois à quai n’ont pas arrêté l’imagination de Dany Kieffer, gérant de Navitours. L’entreprise propose déjà des croisières, repas ou événements sur ses trois bateaux à Remich. Un quatrième, le Mosa, voguait depuis une dizaine d’années sur la Meuse pour l’entreprise verdunoise Fluviatours.

«Elle a déposé le bilan à cause de la pandémie», révèle Dany Kieffer. Navitours devrait donc, d’ici quelques jours, récupérer le bateau qu’elle leur louait. Pour le transformer en cave à vin sur l’eau, dans une ambiance vintage. Coût des travaux: 75.000 euros. Sa mise en service est prévue pour le 15 juillet.

Trois cavistes intéressés

À bord, «les clients pourront déguster des vins de petits cavistes de la Moselle. Nous allons ensuite élargir à des liqueurs et produits du terroir de la Grande Région», prévoit Dany Kieffer, les étoiles dans les yeux. «Nous sommes persuadés que cela va plaire.»

Le Mosa peut accueillir une trentaine de personnes. Il restera à quai, d’abord à Remich et à Schengen. «Nous ne voulons pas faire de croisière, sinon cela oblige le client à être là à une heure précise. Il pourra venir quand il veut, ce sera sûrement ouvert entre 14h et 21h», réfléchit-il.

L’offre a déjà séduit trois cavistes: Beck-Frank de Greiveldange, Schumacher-Knepper de Wintrange et Krier-Welbes de Ellange-Gare. «Nous n’avons pas encore signé de contrat, nous en sommes aux premiers dialogues, nous travaillons au développement», avertit Dany Kieffer. Il espère, en réunissant les références de plusieurs vignerons à un même endroit, leur apporter de la visibilité. Les clients qui dégusteront leurs vins disposeront d’une tablette tactile sur laquelle ils pourront trouver des informations sur le caviste et ses autres produits.

Une quinzaine de bateaux électriques

Navitours devait aussi lancer cet été la location de petits bateaux électriques, pour «jouer au capitaine» sur la Moselle. L’offre s’adresse à des groupes de six à sept personnes pour des tours d’une à deux heures. Mais la crise du  Covid-19 a mis le projet en pause.

«Il nous faut les autorisations de l’Allemagne et du Luxembourg, qui prennent du retard», s’inquiète le gérant de Navitours. «Nous ne savons pas si nous pourrons lancer le projet cette année, ce sera probablement en 2021.»

Aucun bateau n’a été commandé pour le moment. Dany Kieffer a tout de même pris contact avec une entreprise au salon nautique Boot de Dusseldorf. Dès qu’il obtiendra le feu vert des services de navigation allemand et luxembourgeois, il compte commander deux ou trois bateaux d’ici la fin de l’année, et une quinzaine en 2021.

«L’idée serait d’installer des emplacements à Remich, Wasserbillig, Schengen et sur des lacs du Luxembourg.» Soit, dans les deux prochaines années, un investissement qui pourra «dépasser le million d’euros».

Dany Kieffer espère que ces projets feront revenir les clients, encore timides pour le moment. Pour sa réouverture lors du week-end de la Pentecôte, Navitours n’a reçu que 30 personnes dans son restaurant. Contre 350 l’année précédente…