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Le MoU passé avec Google sera rendu public



Le MoU passé entre l’entreprise américaine, l’État et la commune de Bissen va être communiqué aux députés. (Photo: Shutterstock)

Le MoU passé entre l’entreprise américaine, l’État et la commune de Bissen va être communiqué aux députés. (Photo: Shutterstock)

Le MoU passé entre Google, l’État et la commune de Bissen dans le cadre du projet d’implantation d’un data center sera présenté aux députés de la commission économie la semaine prochaine. Reste à savoir si cela se fera à huis clos ou pas.

Ce n’est pas encore la fin de la pièce, mais c’est une page importante du projet d’installation d’un data center par Google à Bissen qui se tourne. La semaine prochaine, la commission économie de la Chambre aura accès au MoU passé entre l’entreprise américaine, l’État et la commune . La décision a été prise après que le Premier ministre Xavier Bettel (DP) a rencontré le Bureau de la Chambre, les présidents de fraction et des représentants des différents partis.

Reste maintenant à en informer Google.

Non à un huis clos intégral

Pressante, la demande avait encore été formulée ce jeudi en commission . «Nous sommes heureux de cette issue, cela faisait un an que nous menions une bataille pour cela», souligne le député Laurent Mosar (CSV). «Maintenant, nous attendons de savoir quelle sera la forme de la démarche. Nous ne sommes pas opposés à ce que le document soit expurgé de certaines données confidentielles sur le plan commercial. Une partie de la discussion peut aussi se faire à huis clos. Mais il est clairement inacceptable que cela passe intégralement à huis clos.»

Suite à une demande du Mouvement écologique, la commission d’accès aux documents avait déjà ordonné, le 4 mai, de rendre ce document consultable par le demandeur dans un délai d’un mois . Ce sans quoi il pouvait saisir le tribunal administratif. 

En tout cas, les députés de l’opposition sont curieux de connaître enfin le contenu concret du document. «Nous avons aussi beaucoup d’intérêt quant au prix des terrains. Mais aussi concernant le prix auquel l’État pourrait les récupérer», conclut Laurent Mosar  (CSV).

Reste à savoir aussi ce que ces aléas auront comme effet au sein des instances de Google. Lassée d’une relation orageuse avec la ville de Toronto, Sidewalk, une société filiale d’Alphabet, maison mère de Google, a par exemple au début du mois de mai prétexté des incertitudes économiques pour tirer un trait définitif sur un projet de «smart city».